EAU BLEUE / EAU VERTE : LES ÉCARTS SE CREUSENT ENTRE ÉVAPOTRANSPIRATION RÉELLE & PRÉCIPITATION

Depuis 1997, les rendements des productions agricoles chutent, les cultures irriguées comme non irriguées.     Après un début de saison favorable, la pousse cumulée des prairies permanentes est devenue en juillet inférieure de 3% à la moyenne de la période de référence 1989-2018, rapporte le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste) dans une note de conjoncture parue le 27 juillet. Dans 10% des régions fourragères, la production d’herbe est déficitaire à plus de 25%, précise Agreste. En cause, des «pluies peu abondantes» et des «températures élevées» qui n’ont pas permis la reprise de la pousse dans de nombreuses régions.     Alors que les projets de réserves monstrueuses de substitution abondent dans le pays, il semblerait que la cause soit bien plus importante et les solutions bien ailleurs que ce pansement gigantesquement grotesque. L’évolution climatique brutale impose une plus grande capacité d’adaptation que de faire les mêmes propositions, en privatisant les moyens, qui sont loin de ne reposer que sur les volumes d’eau.     À ce sujet fort de polémique, des méga bassines, six experts des Nations Unies ont adressé une lettre au gouvernement français. Cette lettre a été rendue publique le 18 juillet et est accessible au lien suivant :   https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=28077     Ces six rapporteurs spéciaux des Nations Unies écrivent notamment :   « Nous soutenons que les financements liés à l’eau en agriculture doivent être massivement réorientés vers le soutien et le développement de pratiques permettant de retenir l’eau dans les sols, la protection de l’eau et l’économie des ressources en eau. » Avenant- Bilan humique PhaceliaCie ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE   L’étude & le programme Hydronomie® sont engagés grâce à la fondatrice & directrice Marlène Vissac. Ce rapport est établi suivant le contexte du projet et des caractéristiques topo-pédo-climatiques du site, il ne serait être adaptable à un autre site et projet.     Ce document synthétise les aménagements et étapes à réaliser : aménagement pour soutenir les espaces de production, présentation de stratégies d’hydratation, emplacement des plantations & trames écologiques ainsi que quelques itinéraires techniques, répondant aux besoins des activités du projet et du site.     Les objectifs de l’accompagnement 2024 concernent l’ilot de 6 ha, en fermage, en régénération prairiale. La préservation et le développement de la biodiversité sont parties prenantes du projet de transition du site de production. Le programme d’Hydronomie® se concentre sur l’amélioration de la circulation de l’eau bleue & verte, sur l’ensemble des parcelles et ce en profondeur, afin d’augmenter la résilience hydrique et la fertilité tout en limitant l’érosion et l’évaporation. Ces enjeux sont abordés par une approche holistique et globale. Les aménagements détaillés dans le présent dossier comprennent l’implantation d’un système agroforestier sur motif infiltrant, orientant également les itinéraires techniques, dans le but de favoriser l’infiltration de l’eau et la décomposition des matières organiques. Il s’agit de cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau   bleue.     Les intentions ainsi que les objectifs généraux & opérationnels développés par la présente étude sont de :   Développer des trames d’hyperfluidité par la mise en place de système agroforestier, de bosquets, connectés les uns aux autres ; Implanter des arbres auxilliaires afin d’augmenter la résilience de l’outil de production et assurer les continuités du paysage ; Régénérer les zones humides, afin qu’elles soient connectées au système de production et environnemental ; Créer des ouvrages de rétention d’eau de ruissellement pour favoriser le développement d’un écosystème naturel, dont les trop-pleins permettront de faire circuler l’eau de façon à hydrater homogénéiquement l’ensemble du système ; Implanter des trames vertes, bleues et brunes favorisant l’installation et le développement d’une biodiversité riche ; Intégrer au système de production les lisières, des grands arbres véritables joyaux ; Créer un système multi étagé, mycorhizé, connecté permettant de favoriser une hyper-fluidité des minéraux, des oligo-éléments, du carbone liquide et de l’eau de ruissellement et de condensation ; Intégrer des arbres et des lianes à endomycorhizes à feuilles d’ombres, fraîches, dans des niches propices sur les rangs, afin de développer les potentiels de condensation et décaler les points de rosée limitant ainsi les risques de maladies cryptogamiques ; Développer et maintenir des couverts végétaux à l’année, avant & pendant la plantation des arbres (à contrôler impérativement pendant la 1ère année des arbres) ainsi que dans la gestion de culture rendus possibles par les itinéraires techniques proposés ; Tous les arbres auxiliaires devront avoir tous leurs bourgeons apicaux et terminaux, dans le but de favoriser un développement racinaire complet et résilient (racine pivot et racines de prospection).     Le dossier technique complet est disponible, il vous suffit d’un clic, d’un moment calme et d’être confortablement installé.e pour le consulter : En effet, les vannes peuvent s’ouvrir, mais quand le sol ne peut pas absorber l’eau, alors les cultures n’en bénéficient pas et les éléments nutritifs finissent par charger les cours d’eau. Scénario bien connu mais qui reste malheureusement peu considéré.     EAU – SOL – PLANTE   Une plante absorbe et régule l’eau par 3 voies : les racines, les vacuoles (organes présents sur les tiges) et les stomates (organes présents sur les feuilles). Les racines absorbent l’eau CAPILLAIRE présente dans le sol. Cette eau est résiduel, c’est à dire que c’est l’eau qui reste accrochée aux particules présentent dans le sol ou mieux qui forment le sol. L’eau capillaire forme alors un film autour des particules (rendu possible par le phénomène de tension active) lorsque l’eau gravitaire s’est écoulée, attirée par la traction terrestre verticalement (lorsque les sol sont fracturés, très poreux) ou horizontalement (lorsque les sols sont imperméables ou saturés).   Lorsque que la quantité d’eau bleue ou gravitaire est importante, la force gravitationnelle est trop importante par rapport à la force de succion des racines et à la force d’attraction des particules. L’eau est donc drainée avec tous les éléments qu’elle va dissoudre et est inutilisable pour les plantes. Lorsque que le sol est très compact, que la porosité est nulle, alors la force d’attraction de la matière est plus forte que la force de succion des racines. L’eau

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