Les performances de l’agroforesterie malgré les évolutions climatiques
Depuis 2016, un point de bascule a été franchi.
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Hydronomie® accompagne depuis presque 10 ans des outils de production agricole à l’augmentation de la résilience hydrique. Que se soit par la formation-action ou l’accompagnement technique, l’objectif est le même : cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau bleue afin que les outils de production agricole puisse augmenter leur résilience hydrique Il n’existe aujourd’hui aucune étude qui présente les effets des aménagements d’hydraulique douce développés par Hydronomie®. La ferme Phacelia & cie s’engage dans la recherche et le développement et investit dans les analyses de sol et archive les données afin de constituer une étude complète. La publication est prévue pour 2030, dans 6 campagnes agricoles. Je déplore que malgré les projecteurs tournés sur les enjeux de l’eau (dont les tensions augmentent), que les réseaux sociaux soient inondés de speudo bureau d’études de soit disants experts, que les agences de l’eau, les éditeurs agricoles, les agences INRAE répondent absents, il en revient aux agriculteurs, soutenus par Hydronomie. Ces mêmes agriculteurs qui sont accusés d’épuiser la ressource ! La recherche et développement constitue l’ensemble des activités, des stratégies mises en place, de façon systématique, en vue d’accroître la somme des connaissances, y compris la connaissance de l’humain, de la culture et de la société. Ici, les applications concernent le contexte agricole français. J’élève des brebis allaitantes en 100% herbe. Une agriculture vertueuse, qui séquestre du carbone dans les sols et les régénère, préserve les prairies et les haies, conserve une race en voie de disparition, utilise très peu de plastique, travaille sur toute la chaîne dans un rayon de 150 km. Lorsque l’on tend à une agriculture productrice et vertueuse, les ressources sont précieuses. Il est donc difficile de voir les prairies se modifier sous l’action du changement climatique, mettant en péril la souveraineté alimentaire du territoire, des animaux domestiques et sauvages, le cycle de l’eau. C’est pourquoi ce programme de recherche et développement a vu le jour. Contexte PRÉSENTATION DE LA FERME LES ATELIERS DE LA FERME ÉLEVAGE DE BREBIS RAÏOLE Conservation de la race 100% herbe – Conduit en pâturage tournant dynamique Reproducteurs – Haute sociabilité, génétique rustique Viande agneau AB PPAM & MINI PÉPINIÈRE Production de plants PPAM Label végétal en cours de candidature Hydrolats, huiles essentielles & Teintures mères JURIDIQUE Entreprise agricole – 1 UTH SAU : 9 ha Aveyron Nord Ouest FONCIER & ASSOLEMENT FERMAGE : – 6,19 ha terres labourables en reprise > implantation prairie permanente automne 2024 – 2,63 ha de prairie naturelle à fort dénivelé – Exposée Est PROPRIÉTÉ : – 1,49 ha de prairie naturelle de fond – Exposée Sud Besoins MS : 22 T MS pour 60 EMP en 100% fourrage >>> 11 T MS pour 60 EMP pour couvrir 50% des besoins + 5 T MS / ha restant en parcelles pour la vie du sol ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE® HISTORIQUE Le programme d’Hydronomie® s’emploie à l’amélioration de la circulation de l’eau bleue & verte, sur l’ensemble de l’outil de production et ce en profondeur. L’objectif est d’augmenter la résilience hydrique et la fertilité tout en limitant l’érosion (hydrique et éolienne) et l’évaporation massive du sol. L’accompagnement Hydronomie réalisé en 2023 s’est concentré sur la parcelle en propriété de 1,40 ha, à savoir les terres profondes en fond de vallée. Plan implantation agroforestière en motif Keyline – Parcelle 1,40ha – Phacelia & cie En 2024, s’est au tour de l’îlot de 6ha d’être accompagné. Rapport Technique Plan d’implantation agroforestière en motif Keyline sur ilot 6 ha – Phacelia & cie Les contraintes de la ferme sont : le manque d’ombre pour le troupeau le manque de fourrage estival l’assèchement des prairies durant les longues périodes de sécheresse estivale l’érosion hydrique et éolienne des prairies à agrostide très fragilisées par les évolutions climatiques la baisse de nutritivité des prairies LES OBJECTIFS Ces enjeux sont abordés par une approche holistique et globale dont les objectifs généraux & opérationnels développés par l’accompagnement et qui constituent l’étude sont : Développer des trames d’hyperfluidité par la mise en place de système agroforestier, véritables trames vertes, bleues et brunes ; Créer un système multi étagé, mycorhizé, connecté permettant de favoriser une hyper-fluidité des minéraux, des oligo-éléments, du carbone liquide et de l’eau de ruissellement et de condensation ; Régénérer les zones humides ; Créer des ouvrages d’hydraulique douce qui permettront de faire circuler l’eau de façon à hydrater homogénéiquement l’ensemble du système ; Améliorer le taux de matière organique et la CEC, débloquer les minéraux & oligo-éléments par les pratiques de pâturage et la rotation des prairies. Rapport Humique Parcellaire Phacelia & cie RENDEMENT 2023 Les crozes 5,1 T MS Camalet 4,8 T MS RENDEMENT 2024 Les crozes 5,7 T MS Recherche ÉTUDES Les études menées dans le cadre de la recherche et développement Hydronomie®, au sein de la ferme Phacelia & cie, se concentrent sur les données suivantes : AGRONOMIE Suivre l’évolution du sol et tout particulièrement au fur et à mesure de l’amplitude des aménagements (croissance des arbres, impact du pâturage tournant dynamique avec des ovins, diminution des exportations de matière) et de l’impact climatique. Taux de matière organique – Carbone et azote organique – Acides humiques Structure de sol Activité biologique – Dénombrement microbien Minéralisation – Équilibre du sol Capacité Échange Cationique Disponibilité du phosphore VÉGÉTAUX Suivre l’évolutions des prairies (herbacées pérennes et annuelles) face aux effets du changement climatique, au fur et à mesure de l’amplitude des aménagements. Afin de comprendre les dynamiques sol – végétal – animal et présenter les avantages de l’élevage. Rendement matière sèche / ha Taux de sucre et digestibilité Profondeur d’enracinement Comportement de l’assèchement prairial Reprise des arbres & effet de l’ombre Bio-indication des zones spécifiques HYDROLOGIE Combiner les données climatiques, les taux d’évapotranspiration, les précipitations avec les données liées aux ouvrages d’hydraulique douce, aux itinéraires techniques et les aménagements en motif
Il y a tant de choses qui ont évolué depuis la sédentarisation des premières civilisations humaines, que nous avons parfois oublié l’essentiel, le naturel. Au profit de plus de confort et de rendements, au détriment de la santé des sols qui constituent les bases de la santé humaine. En effet, au fur et à mesure que les populations humaines sont passées de chasseurs-cueilleurs à celui d’agriculteurs, la plupart des cultures qu’ils ont domestiqué ont dépendu des mycorhizes. Or, les pratiques agricoles modernes, qui ont été développées à l’avantage factice du progrès (engins, phytosanitaires, arrachage des zones arborées, etc…), perturbent et détruisent l’établissement des mycorhizes dans les sols cultivés. Les conséquences sont graves et sérieuses : perte de la fertilité, affaiblissement de la santé des végétaux, inondations et pollution. Pourtant, le progrès a permis la vente des champignons qui sont disponibles pour l’agriculture depuis les années 1990 et pour le jardinier, depuis environ aussi longtemps. Le recours aux champignons mycorhiziens (en particulier les champignons mycorhiziens arbusculaires, partenaires des plus fréquents des racines des plantes agricoles) est plus efficace et rentable que l’utilisation de produits chimiques. Les 3 formes principales de mycorhizes Les avantages de l’association des champignons mycorhiziens aux plantes cultivées sont nombreux et primordiaux, que bons nombres de produits chimiques ne seraient remplacer. Les preuves de cela sont tout aussi nombreuses, rien qu’à observer les intoxications à la Datura dans les monocultures céréalières (imposant le rappel des produits même estampillés issus de l’Agriculture Biologique), les inondations de plus en plus dévastatrices, les rendements qui chutent, la condition paysanne en puissant déclin…. Puisque les directives nationales et européennes invitent à changer de paradigme et invitent les professionnels à reprendre les bases agronomiques et écosystèmiques dans le but de retrouver résilience, productivité et santé, voyons les intérêts d’une agriculture sur sols vivants et prolifiques. AMÉLIORATION DE L’ABSOPRTION DES NUTRIMENTS Les champignons mycorhiziens arbusculaires se développent au delà de la zone de déplétion, lieu où les racines ont déjà capté les nutriments et l’eau disponible. Les hyphes fongiques peuvent croître sur de longues distance et se doter de rhizomorphes qui vont encore bien plus loin que la racine elle-même et permettent ainsi de ramener l’eau à la plante. PHOSPHORE Le phosphore est une ressource non renouvelable, et l’on sait que les réserves connues seront épuisées dans les 50 à 100 ans à venir. L’application à grande échelle de phosphore dans les sols agricoles a entraîné des conséquences environnementales globales, lorsque notamment les quantités significatives de phosphore subissent le lavage ou l’érosion et sont dispersées dans les fleuves où elles tuent la vie aquatique et détruisent l’écosystème. C’est pour ces raisons qu’il devient plus qu’important de trouver un élément de substitution ou un moyen naturel de faire circuler cet élément. Les champignons mycorhiziens pourraient répondre favorablement à cette problématique en reprenant leur rôle et place naturellement fertilisante. Les micro-organismes présents dans le réseau trophique du sol immobilisent le phosphore inorganique en le transformant en molécules organiques, que les plantes n’absorbent pas. Au cours de la digestion fongique, la libération d’acides et d’enzymes décompose la matière organique et la matière inorganique. Les racines à elles seules ne peuvent produire ces enzymes et ces nutriments ne pourraient pas être à leur disposition. Les réserves de nutriments sont constamment recyclées dans le cytoplasme fongique et sont donc mises à la disposition aussi bien des champignons que de la plante hôte en fonction de leur besoins. Ces nutriments sont également stockés dans les vésicules et dans les vacuoles des cellules fongiques. L’activité cellulaire produit suffisamment de dilution à la fois dans la plante et dans les champignons pour que la circulation des nutriments pas les hyphes fongiques ne soit interrompue. Le réseau mycélien créé par les champignons mycorhiziens arbusculaires représente une structure de stockage idéale là où les zones de concentration plus faible de nutriments peuvent servir de fosse vers laquelle les nutriments présents dans le sol peuvent s’écouler. Un atout majeur de l’association entre une plante hôte et des champignons mycorhiziens consiste dans la capacité de la plante à pouvoir absorber du phosphore, un élément nutritif important à cause de sa présence dans l’adénosine triphosphate (ATP), la molécule principale qui sert à stocker et à transporter de l’énergie dans les cellules vivantes. Les molécules de phosphore sont chimiquement liées au sol, car les anions chargés négativement de phosphate sont attirés et tenus par les cations chargés positivement dans le sol, en l’occurence les cations de fer, d’aluminium et de calcium. Les ions phosphate sont donc rapidement absorbés par le sol et / ou retenus dans les sols argileux. Les champignons mycorhiziens arbusculaires permettent de fournir à leur plante hôte jusqu’à 4 fois plus de phosphore que la plante n’est capable d’en obtenir lorsque l’association mycorhizienne n’est pas formée. Attention toutefois, une trop grande quantité de phosphore a des effets nuisibles sur la formation des mycorhizes. À noter que si les champignons produisent des enzymes nécessaires pour libérer le phosphore des composés chimiques qui se trouvent dans le sol, toutes sortes d’auxiliaires biologiques s’associent avec les champignons mycorhiziens dans la micorhisphère. Des organismes du sol, attirés par les exsudats des champignons ou les restes de leur repas, comprenant des bactéries capables de solubiliser le phosphate et permettent ainsi à dissocier certains de ces composés chimiques, soutenant ainsi les champignons dans le prélèvement du phosphore, rendu plus facile. Le même processus, avec des organismes différents, peut avoir un impact sur l’absorption d’autres nutriments. Les mycorhizes arbusculaires peuvent également augmenter la consommation de phosphore, d’azote, de soufre, de zinc, de cuivre, de brome, de fer, de magnésium et de manganèse au profit de leurs hôtes. Ces métaux nutriments sont relativement immobiles dans le sol et doivent se fixer sur des anions, dans l’argile ou la matière organique, avant de pouvoir être absorbés par les racines seules. Les champignons mycorhiziens s’aventurent jusqu’à aller les chercher et parfois les libérer de leurs substrats, tout en augmentant
Basée dans le Ségala, la Ferme Phacelia & Cie est responsable de la gestion de 9ha avec pour objectifs de conserver la race ovine Raïole et de valoriser les PPAM lors d’ateliers en non mixité femme. Cette ferme s’inscrit dans une pluri-dimension de Soins, à travers ses ateliers de production : L’élevage de brebis Raïole est en 100% herbe, puisque cette race rustique valorise son milieu parfaitement, sans en épuiser les ressources naturelles Le troupeau est conduit selon la technique du pâturage tournant dynamique, ce qui permet aux 9h de se régénérer, sans exporter de matière puisque tout retourne au sol Le cycle de croissance des communautés végétales est respecté, les plantes ne sont pas épuisées et offrent le meilleur d’elles au troupeau qui pâture dans différentes parcelles en fonction de leur nutritivité et des besoins physiologiques des brebis Un motif agroforestier vient s’implanter pour apporter ombre, biomasse, fourrage ligneux, pollen & nectar, abri, trames d’hyperfluidité à l’agrosystème. Et de transmission, car la ferme accueille une école paysanne, dont les propositions innovantes permettent d’accompagner le renouveau agricole : formations certifiantes en immersion dans une ferme en activité. C’est aussi le siège social d’Hydronomie®, qui se déploie depuis mai 2023 en ces lieux. ÉLEVAGE – PRODUCTION VIANDE Conservation de race ovine Raïole Viande agneau élevé sous la mère 100% herbe Conservation en AB en cours (2023 à 2025) Label « Herbager pâturant » Démarrage à 23 EMP issus de la Ferme la Talvera (11 mères + 12 agneaux) Constitution du troupeau par naissance à la ferme jusqu’à 60 EMP VALORISATION Vente sur pieds des reproducteurices pour éleveurs syndicat 3 races, nouveaux installants, agriculteurs & particuliers Viande en colis pour particuliers & restaurateurs Viande à la pièce en magasins de producteurs Laine en plaques de feutre & peaux lainées pour artisans et particuliers VÉGÉTAL – PPAM & MINI PÉPINIÈRE PÉPINIÈRE Tous les plants sont issus de conduite à faible irrigation, l’usage du plastique est restreint au godet forestier anti-chignon de 450 cm3 pour les arbres champêtres issus de semis et au pot de vente des plants de PPAM. La pépinière propose des végétaux pour la zone de Hautes Terres, Occitanie & Aquitaine. LABEL Agriculture biologique (2023 à 2024) Végétal local en candidature SAU Pépinière en plein champ 0,25 ha Serre pour reproduction & multiplication 50 m2 VALORISATION •Les hydrolats sont destinés aux restaurateurs & lors des ateliers de distillation Les huiles essentielles vendus lors des ateliers de distillation Les plants de PPAM sont destinés aux herboristes & aux particuliers. Les arbres champêtres & fruitiers sont destinés aux plantations agricoles (haies, agroforesterie). Catalogue en ligne sur le site internet de la ferme : www.phacelia-cie.com SAU 9 ha Répartition – 7 ha terres labourables >>> Dont 2 ha de prairie naturelle à fort dénivelé >>> 6 ha en reprise prairiale >>> 1,20 ha de prairie naturelle de fond Assolement Prairie permanente ancienne Prairie en régénération sur 6 ha anciennement conduit en conventionnel pour céréales & oléagineuses Besoins MS : 22 T MS pour 60 EMP en 100% fourrage >>> 11 T MS pour 60 EMP pour couvrir 50% des besoins + 5 T MS / ha restant en parcelles pour la vie du sol Projet Régénération des prairies épuisées par l’export et les foins tardifs Régénération des sols anciennement labourés par prairie naturelle spontanée Développement des haies et implantation agroforestière pour effet parasol & fourrage estival Réflexion sur auto-production protéagineuses fourragères. L’année 2024 commence les premières analyses de sol pour avoir une base de comparaison entre le début des activités et leur impact au fil des campagnes agricoles. Vous trouverez ici la synthèse des analyses biologiques, les bilans humiques de chaque parcelle. Bientôt complétés par les caractéristiques physico-chimiques. Avenant- Bilan humique PhaceliaCie ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE L’étude & le programme Hydronomie® sont engagés grâce à la fondatrice & directrice Marlène Vissac. Ce rapport est établi suivant le contexte du projet et des caractéristiques topo-pédo-climatiques du site, il ne serait être adaptable à un autre site et projet. Ce document synthétise les aménagements et étapes à réaliser : aménagement pour soutenir les espaces de production, présentation de stratégies d’hydratation, emplacement des plantations & trames écologiques ainsi que quelques itinéraires techniques, répondant aux besoins des activités du projet et du site. Les objectifs de l’accompagnement 2024 concernent l’ilot de 6 ha, en fermage, en régénération prairiale. La préservation et le développement de la biodiversité sont parties prenantes du projet de transition du site de production. Le programme d’Hydronomie® se concentre sur l’amélioration de la circulation de l’eau bleue & verte, sur l’ensemble des parcelles et ce en profondeur, afin d’augmenter la résilience hydrique et la fertilité tout en limitant l’érosion et l’évaporation. Ces enjeux sont abordés par une approche holistique et globale. Les aménagements détaillés dans le présent dossier comprennent l’implantation d’un système agroforestier sur motif infiltrant, orientant également les itinéraires techniques, dans le but de favoriser l’infiltration de l’eau et la décomposition des matières organiques. Il s’agit de cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau bleue. Les intentions ainsi que les objectifs généraux & opérationnels développés par la présente étude sont de : Développer des trames d’hyperfluidité par la mise en place de système agroforestier, de bosquets, connectés les uns aux autres ; Implanter des arbres auxilliaires afin d’augmenter la résilience de l’outil de production et assurer les continuités du paysage ; Régénérer les zones humides, afin qu’elles soient connectées au système de production et environnemental ; Créer des ouvrages de rétention d’eau de ruissellement pour favoriser le développement d’un écosystème naturel, dont les trop-pleins permettront de faire circuler l’eau de façon à hydrater homogénéiquement l’ensemble du système ; Implanter des trames vertes, bleues et brunes favorisant l’installation et le développement d’une biodiversité riche ; Intégrer au système de
Ferme de soins Phacelia & cie : la ferme accompagnée par le programme Hydronomie® Read More »
Pour cultiver vos propres inoculants de champignons mycorhiziens, vous pouvez commencer par des spores, des fragments d’hyphes ou des fragments de racines colonisées. Les grandes spores de champignons mycorhiziens arbusculaires, d’une taille de 30 à 500 micromètres, sont visibles au microscope ou à l’aide d’une loupe et sont par ailleurs faciles à collecter. Ces champignons peuvent se reproduire à partir de spores ou de vésicules nées à l’intérieur d’une racine de plante colonisée. Lorsque la racine meurt, les vésicules germent et développent des hyphes, exactement comme des spores. Les 3 grandes classifications d’association mycorhizienne @Sylvie Dessert DES FEMMES, PIONNIÈRES DES MYCORHIZES EN LABORATOIRE En tant que symbiotes obligatoires, les champignons mycorhiziens ne peuvent pas être cultivés sans une racine hôte ou ses exsudats. Ce qui rend la tâche en laboratoire non aisée. En 1953, Barbara Mosse, de la station expérimentale Rothamsted à Harpenden UK, réussit la première culture de mycorhizes en laboratoire. Elle isola et inocula des plants de fraisiers avec un champignon désormais connu sous le nom de Funneliformis mosseae (en son honneur). Ce champignon fut également utilisé pour coloniser des pommiers, du blé, des graminées, des tomates, et de la laitue, faisant preuve qu’un seul champignon mycorhizien pouvait avoir une vaste gamme de plante hôte. À cette époque, ils ne savaient pas s’il existait plus d’une sorte de champignon mycorhizien arbusculaire, jusqu’en 1955 où B. Mosse et ses collègues arrivent à en identifier d’autres. En 1961, Victoria Barrett, de l’université Auburn d’Alabama, annonce qu’elle avait réussi à isoler et cultiver des champignons mycorhiziens arbusculaires sur support de graines de chanvre. Elle l’a baptisé Rhizophagus. Plusieurs champignons mycorhiziens portent le nom de chercheurs à qui nous devons ces découvertes et connaissances comme par exemple Trappe, Berch, Allen, Harley, Rayner, Schenck, Mosse, etc… Ces scientifiques ont fait des découvertes d’une portée immense et ils mériteraient davantage de reconnaissance pour les efforts qu’ils ont accomplis et les savoirs dont nous disposons maintenant pour penser et construire une agriculture plus juste et diversifiée, saine et résiliente. RÉCOLTE DE PROGAGULES SUR LE TERRAIN Il s’agit de glaner les propagules dans le sol en les récoltant en bordure de champ ou en lisière de bois. Il est essentiel de collecter le plus diversifié possible, aussi veillez à récolter plusieurs échantillons de sol en plusieurs zones. Une fois votre trésor en main, mélanger les échantillons de collecte ensemble. Il s’agit ensuite d’extraire les particules grossières comme les brindilles, les cailloux, et autres. Ce prélèvement doit contenir une population assez large et diverse de champignons mycorhiziens indigènes qui deviendront les inoculants. Pour déterminer les champignons mycorhiziens que vous venez de prélever, vous pouvez envoyer des échantillons en laboratoire. TAMISAGE HUMIDE DES SPORES Utiliser une série de tamis de plus en plus fins pour isoler les spores du sol dans une solution. Il est possible de se procurer des tamis pour étude de sol auprès de fournisseur de laboratoire. Pour effectuer le tamisage des spores, il vous faudra un tamis de plusieurs ouvertures de mailles : – 750 micromètres ; – 250 micromètres ; – 100 micromètres ; – 50 micromètres. La séparation par flottation est la dernière étape de ce procédé : Dans un solvant liquide comme de l’eau ou du glycérol ou encore du sucrose, les particules de sol dans le solvant sont suspendues à différents niveaux. Utiliser un gradient de densité pour mesurer les différentes densités des matériaux. Les spores fongiques sont plus lourdes que la plupart des autres matières organiques qui se trouvent dans le sol, mais tout de même moins lourdes que les minéraux. Spores de diversispora sp ©M. Ducousso COLORATION DES MYCORHIZES ARBUSCULAIRES POUR ÉTUDES AU MICROSCOPE Même si le mycelium, les manchons racinaires et les fructifications de certaines ectomycorhizes sont visibles à l’oeil nu, il faut recourir à un microscope pour distinguer les mycorhizes arbusculaires. Comme les pigments naturels des racines sont foncés, et empêchent de voir les champignons qui sont pour la plupart transparents, les pigments des racines doivent être éliminés puis appliquer une teinture qui adhère aux champignons, afin de les révéler sous la lentille du microscope. Traditionnellement, les teintures utilisée en laboratoire sont très alcalines et donc dangereuse à manipuler pour des personnes non expérimentées et peu outillées. Néanmoins, d’autres méthodes, moins dangereuses, peuvent être utilisées pour colorer et examiner les champignons mycorhiziens arbusculaires : Ramasser les racines fraîchement coupées et prélevées, les laver à l’eau claire ; Tremper les racines pendant 24h dans de l’eau dans un tube à essai ou autre récipient similaire ; Puis les racines baignent dans une solution, à part égale, d’eau et d’hydroxyde de potassium (KOH) dilué à 2,5% (bien moins agressif mais reste dangereux, à manipuler avec toutes les précautions -> suivre les indications présentes sur l’emballage) avec de l’eau à quantité égale. Préparer une teinture à base d’encre de Chine et de vinaigre, qui servira à colorer les racines dont les pigments auront été éliminés par ces différents bains ; Enfin, laisser 2 à 3 jours les racines dans du glycérol qui va éclaircir les racines et les champignons avant d’appliquer la teinture à l’encre de Chine. Les procédés actuels sont complexes et représentent des risques, aussi le recours à des laboratoires pour identifier les champignons à partir de leur ARN ou ADN reste une solution sûre. Photographie d’un arbuscule observé en microscopie photonique (d’après Smith et Read 1997) MÉTHODE DE PRODUCTION D’INOCULANTS DE L’INSTITUT RODALE Son fondateur J.I. Rodale a largement été influencé par les techniques de culture des pionniers du jardinage biologique en Grande Bretagne, Eve Balfour et Albert Howard. Rodale désirait promouvoir un système holistique d’agriculture à la fois bienfaisant pour la santé humaine et respectueux de l’environnement. L’institut s’est engagé dans la recherche agricole, il a noué des partenariats avec des groupes privés et avec le Département de l’Agriculture Américain. En 2010, les chercheurs de l’institut ont
EAU VERTE : Prélever & inoculer les champignons mycorhiziens Read More »