Agronomie

Hydronomie – Cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau bleue – LE LIVRE

Depuis plusieurs années, la tension monte autour de l’eau, le sujet devient brûlant, principalement dans le secteur agricole, également pour l’adduction aux populations en France, dans les Dom-Tom et autres pays. La guerre de l’eau est belle et bien là, dans le quotidien de plusieurs centaines de milliers d’humains. Cette guerre fait la une de médias, qui surfent sur le sujet pour en faire une ligne mainstream qui inondent les ondes. Certaines personnalités en font même leur coeur de métier, avides de reconnaissances, de notoriété. Cette guerre de l’eau a aussi lieu dans des zones plus insidieuses et il devient trop difficile de le garder sous silence tant il habite mon quotidien, aussi modeste soit il. Le livre que je cherchais n’existait pas, en français et disponible pour toustes les acteurices de terrain, alors j’ai décidé de l’écrire. En vente dans toutes les librairies août 2025, disponible en pré vente à partir du 24/07 sur demande mail. Je ne sais comment remercier la maison d’éditions Le Bord de l’eau qui su rendre possible l’impossible ! Qui a cru à ce livre, qui n’a pas eu peur de publier un livre qui traite de l’eau, dont l’approche est jugée très politiquement incorrecte.   Je suis l’auteure de ce livre, je suis la fondatrice du bureau d’études Phacelia, présidente de Phacelia école paysanne et directrice du programme d’accompagnement Hydronomie®. Celleux qui suivent mes travaux me connaissent et pourront aller directement au prochain paragraphe. Pour les nouvelles et nouveaux abonné.e.s, je suis Marlène Vissac, ancienne maraîchère pratiquant en climat aride et semi aride (Grèce, Portugal, Maroc) et éleveuse d’ovins allaitants en Aveyron. Lorsque je suis rentrée en France en 2016, riche des enseignements de terrain de ces territoires en pénurie d’eau, j’ai été confronté à l’absence de considération de ce qui était en train de se passer : des températures de plus en plus chaudes, des évaporations de plus en plus élevées, des précipitations de plus en plus manquantes puis brutales et une agriculture ronronnant sur ces acquis d’approvisionnement en eau considéré comme illimité. J’ai donc décidé de partager mes expériences, les outils mobilisés pendant des années en ces milieux arides pour accompagner la transition et le renouveau agricole. Aujourd’hui, si j’écris ce livre c’est pour transmettre tout ce qui a été et sont quotidiennement des outils pour palier aux évolutions climatiques. Ces outils je les déploie sur ma ferme et les développe au sein de fermes qui ont sollicité les services Hydronomie® : accompagnement technique et formation action à destination des outils de production.   Le parcours d’Hydronomie® a été jonché d’embuches : compétition, vol de contenus de formation, abus de confiance, concurrence déloyale de certains confrères, appels de détresse de certain.e.s agriculteurices, solitude face aux engagements et aux enjeux à relever pour maintenir un espoir de souveraineté alimentaire et d’agrosystèmes vivants à transmettre aux générations futures. C’est aussi ça la guerre de l’eau. Le manque de coopération, de solidarité, de partenariat et de mise en commun au sein des paires pour porter une voix commune : la sensibilisation aux pénuries d’eau au sein du monde agricole français qui ne se mobilise que trop peu autour de la résilience hydrique des agrosystèmes.   Voyant depuis quelque temps (disons les 2 dernières années de sécheresses significatives) bon nombre de propositions très “main stream”, les méthodes de gestion “régénératives” deviennent presque une mode, avec des profils et des structures qui innondent les ondes de suggestions, d’offres et il y en a pour tous les goûts autour d’une tendance quelque peu prononcée de “solutions miracles” et “à la portée de toustes”. Le livre qui me manquait, j’ai donc décidé de l’écrire. Non pas par prétention mais par manque de propos à débattre, de propositions à consulter et de bases à redéfinir. Particulièrement touchée par les aléas climatiques dans ma profession d’éleveuse, j’ai pris le parti de développer l’activité qui me semblait adaptée au contexte topo-pédo-climatique de mon secteur. Race rustique, travail sur l’immunité, gestion holistique des prairies par le développement du pâturage tournant dynamique, implantation agroforestière en motif Keyline© pour lisser les érosions (hydriques et éoliennes), pour constituer un stock d’humus stable dans les sols très importés, pour combler les manques fourragers, pour soutenir la biodiversité… Ce livre, comme toutes les interventions que je suis amenée à faire dans le cadre du programme d’accompagnement Hydronomie, visent à impulser une réflexion sur la part d’eau dont nous avons besoin. Où est elle stockée et à stocker ? Sous quelle forme est elle mobilisable pour les cultures, les prairies ? Nos choix culturaux sont ils adaptés aux ETR et précipitations du territoire ? La création de réserve est-elle commune ou seulement pour répondre à un besoin de sécurité individuelle ? Quels sont les risques sanitaires et écologiques à créer des réserves individuelles sur les territoires ? Beaucoup de réponses à ces questions reposent sur les sols, leur dynamique biologique, leur stock humique, leur structure, leur capacité d’échanges cationiques (CEC), les communautés mycorhiziennes, les résidus taniques… Qui suis je pour prétendre proposer un tel ouvrage ? Une personne hors cadre, hors institution, autodidacte, passionnée, j’ai choisi de me tenir loin des cursus académiques, machines à former des cerveaux lisses et communs. Je me suis formée au contact de personnes et de travaux tels ceux d’Helene Ingham, Lydia et Claude Bourguignon, Darren Doherty, Allan Savory, Marc André Selosse, Dominique Mansion, Gérard Ducerf, et tant d’autres.   J’ose me plonger corps et âme dans le sujet de l’eau, par passion, par sens du commun, par inquiétude pour le devenir de l’agriculture. J’étudie, j’expérimente, je me forme, je développe, je rédige, je prends les risques et pleinement mes responsabilités. Mais voilà, seule. Seule, car ni Madame Emma Haziza, ni Madame Marine Calmet, ni Monsieur Hervé Coves, ni Monsieur Marc-André Selosse n’osent participer, apporter leur avis, leur lumière, leur soutien. Ce qui n’engage pourtant rien. Ma demande est légitime : solliciter, inviter un.e spécialiste à rédiger quelques lignes sur le besoin fondamental, vital de considérer les enjeux de l’eau, notre dépendance,

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Le sous solage : une technique ancestrale de reprise des sols

Le sous solage est une technique ancestrale de reprise des sols qui s’effectue avec un outil tracté : la sous soleuse. Pratiquée depuis la naissance de l’agriculture, au côté de l’araire, elle refait surface depuis quelques années dans les espaces agricoles de toutes filières. Sous soleuse artisanale – 3 dents amovibles, disques ouvreurs et rouleau refermeur Cet outil est effectivement adapté autant sur les grandes surfaces que sur les petites largeurs, pour les vignes ou les jardins maraîchers. Cet outil est un outil de reprise des sols, car la sous soleuse permet de décompacter progressivement les horizons de sol. Les dents sont amovibles et peuvent descendre de 7 à 48 cm.   Ainsi, progressivement, les profondeurs d’enracinement peuvent augmenter au fur et à mesure que les horizons de sol sont prospectables, par une structure de sol plus aérée.   L’effet de la décompaction permet de débloquer les minéraux et relancer une dynamique biologique des sols, afin d’accroître la fertilité des sols par l’activité biologique et une profondeur d’enracinement plus importante.   Enfin, suivant le motif de circulation, la sous soleuse permet de modifier la circulation de l’eau et améliorer l’humidité de la parcelle, du versant. L’eau gravitaire s’infiltre et suit les sillons formés par les dents de la sous soleuse. Et devient de l’eau capillaire, à fort volume, du à la structuration grumeleuse du sol qui assure la capacité de réserve utile des sols. Sous solage sur motif Keyline – Ferme La Joncas, Camares – Aveyron OBJECTIFS   Décompacter le sol ; Améliorer sa structure ; Améliorer le potentiel d’enracinement des racines ; Débloquer les minéraux grâce aux cycles végétatifs améliorés ; Favoriser la circulation de l’eau.     Le compactage des sols agricoles est un problème important qui diminue, souvent de façon insidieuse, le rendement des cultures, ralentit l’égouttement des sols et augmente les risques de maladies. Avant de recourir au décompactage, un diagnostic de la situation est indispensable, afin de connaître les caractéristiques de la parcelle concernée et de définir les objectifs du sous-solage.     CHOIX & TYPE DE SOUS SOLEUSE   De façon générale, le choix de la sous-soleuse doit se faire selon l’objectif recherché et les caractéristiques du champ. Les critères suivants doivent être pris en compte :    Le degré de bouleversement de la surface du sol tolérable après l’opération ; Le degré d’ameublissement recherché dans l’ensemble du profil ; La gravité de la compaction et la profondeur de la zone compacte.      Les bâtis   Les bâtis de sous-soleuses peuvent être en V ou droits. La sous-soleuse, construite par Franck Chevallier que Hydronomie met à disposition de vos projets, est en bâti droit.     Les étançons    Il y a trois principaux types d’étançons : droits, incurvés et paraboliques. Leur action et la puissance requise sont reliées à l’angle qu’ils font avec l’horizontale (angle d’attaque).      Étançon droit :   L’étançon droit a un angle d’attaque de 90° ne fait pas remonter la terre, il permet de limiter le bouleversement du sol mais requiert plus de puissance que les autres types d’étançons. C’est le modèle de la sous-soleuse de Hydronomie.     ​Les socs (ou pointes)    Les socs se distinguent par leur largeur, leur hauteur de soulèvement des ailettes, leur angle d’attaque et leur longueur. Le degré d’ameublissement du sol est fortement dépendant de leur géométrie.      Largeur des socs    Les socs sont soit étroits, soit larges grâce à la présence d’ailettes. La largeur d’un soc étroit peut varier de 2,5 à 12,5 cm. En ce qui concerne les socs avec ailettes, ces dernières sont fixées directement sur le soc ou, plus rarement, sur l’étançon. La largeur totale du soc avec ailette varie de 15 à 30 cm.      Lors du sous-solage, les ailettes permettent de :    Ameublir une proportion beaucoup plus importante de sol ;  Diminuer la puissance requise par unité de volume ameublie ;  Augmenter la profondeur critique.      ​Bien qu’une dent avec ailettes augmente la puissance requise de 10 à 20 %, l’augmentation du volume de sol ameubli permet d’augmenter l’espacement entre les dents de 30 % et donc de diminuer le nombre de dents requis pour une largeur donnée d’ameublissement.     Angle d’attaque et longueur du soc    L’angle d’attaque pour une bonne pénétration du soc dans le sol et un ameublissement optimum devrait idéalement être autour de 20 à 25o. Plus il est faible par rapport à l’horizontale, plus il pénètre facilement dans le sol. Par conséquent, pour une même hauteur de soulèvement, plus le soc est long, plus il pénètre facilement dans le sol.     Lorsque l’angle d’attaque est trop important (ce qui n’est en général pas le cas pour les sous-soleuses commercialisées), le sol est poussé en avant au lieu d’être soulevé vers l’avant et le sol est comprimé au lieu d’être décompacté. DIAGNOSTIC DE SOL   Les caractéristiques de sol les plus importantes à considérer sont la texture, la rapidité du drainage, la profondeur de la compaction et la topographie.      1 – Texture du Sol et Humidité    La texture du sol a une grande influence sur la capacité du sol à la compaction. Le succès de l’opération de décompactage varie avec en fonction de la texture et du taux d’humidité du sol. Pour rappel, le régime hydrique d’un sol dépend de la texture qui induit la force de rétention, de la structure qui influence la circulation de l’eau et la porosité qui engendre le volume du réservoir hydrique.     2 – Capacité d’infiltration    L’humidité du sol a un rôle important sur sa capacité à se compacter, en particulier pour les sols argileux, il est primordial de s’assurer que le réessuyage est rapide, ce qui implique de vérifier la capacité d’infiltration du sol à la surface et en sous sol. L’amélioration de l’infiltration doit donc être faite avant tout sous-solage.      Profondeur de la compaction    La gestion du sous-solage doit se faire en fonction de la profondeur de la couche cultivée et compacte et de la profondeur possible de sous-solage.      3 –

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Le motif keyline : rencontre entre génie biologique et génie civil

Il s’agit d’une méthodologie de conception et d’une technique d’aménagement du paysage pour améliorer le volume d’eau capillaire au sein des outils de production. Venue de l’Australie, fondée par P.A. Yeomans, Hydronomie s’applique à le développer et l’adapter au contexte français depuis 10 ans.   Toute technique d’aménagement ne serait suffire à elle-même. Sans considérer les sols et le génie végétal, les aménagements restent vains ou empirent les phénomènes d’érosion. Le motif Keyline, une technique d’aménagement pour augmenter le volume d’eau capillaire de l’agrosystème Dans un bassin versant, l’eau est répartie selon les reliefs, la topographie. L’eau se concentre naturellement dans les vallées, où se concentrent humidité et éléments de fertilité. Au niveau des crêtes l’eau est diffusée, le sol est souvent érodé, asséché, plus superficiel, plus minéral. Les vallées sont ainsi plus humide que les crêtes. En dirigeant doucement les excès d’eau des vallées vers les crêtes, le motif keyline répartit et homogénéise l’humidité dans les paysages. Le motif keyline est un motif d’hydratation structurelle qui permet de répartir doucement l’humidité de façon homogène sur le versant.     Keyline Design   Le Keyline design est une méthodologie de conception qui repose sur l’échelle de la permanence relative. Cette méthodologie consiste à considérer le climat en priorité, qui impose les règles du jeu. Il détermine les précipitations, leur volume, leur saisonnalité. Le climat a influencé et influence encore la topographie, qui influence la circulation de l’eau dans le paysage. Les moyens et objectifs de la ferme sont à considérer à cette étape, de façon à pouvoir établir la stratégie adaptée à la fois aux besoins du contexte déterminé par les paramètres cités, qui vont donner les moyens de réalisation pour les paramètres suivants : circulation / accès, implantation de la végétation pérenne / aménagement des infrastructures / itinéraires techniques. Motif Keyline   Le motif Keyline repose sur la répétition géométrique d’une ligne particulière du paysage où hydrologie et topographie se retrouvent : la ligne clé / Keyline. Cet aménagement du paysage, du parcellaire est un système efficient et efficace qui permet de repartir l’humidité sur l’ensemble du versant (des points creux aux points de crêtes) et de diminuer l’érosion tout en optimisant l’espace par une standardisation possible. Cette géométrie permet en effet de créer un motif, qui devient alors un appui sur lequel implanter des arbres, orienter les cultures, orienter la circulation du pâturage et effectuer tout travail du sol (superficiel, décompactage, semis, récolte, etc).     Le motif Keyline peut prendre différentes formes structurelles :   Par la réalisation de canaux démarrant des zones de creux et descendant avec une très légère pente vers la crête. Ce qui en fait un motif, c’est que les réseaux sont parallèles les uns aux autres. Chaque parcelle entre les réseaux est de largeur constante. Pas de pointe ou de recoins à reprendre. Un avantage pratique que le motif keyline remporte sur les motifs établis fidèlement selon les courbes de niveau. Sur le même principe de motif répété de façon parallèle, des micro canaux réalisés à la sous soleuse, légèrement inclinés de la vallée vers les crêtes constituent aussi un motif keyline. En plantant des arbres le long des canaux, on constitue un motif agroforestier en keyline. Ainsi s’ajoutant à une meilleure répartition de l’humidité, plus d’eau sera retenue dans le paysage. Un motif agroforestier en keyline sans canaux est aussi possible. Dans ce cas, la pente des alignements d’arbres doit être d’au moins 1 %. Afin que les légères traces laissées par le passage des véhicules le long des alignements dirigent le ruissellement vers les crêtes. Le filet racinaire de l’alignement va freiner le ruissellement. Combiné au 1 % de pente, une partie de l’eau va migrer en direction de la crête. Sur sol drainant, les mycorhizes assureront seules la répartition de l’humidité.     Le motif keyline est particulièrement efficient dans les contextes suivants :   Paysages et outils de production au sein de climats aux pluies ponctuelles parfois importantes, espacées, avec de longues périodes sèches. En présence de sols équilibrés, de nature infiltrante, ni drainant ni hydromorphe et un climat avec saison sèche.     Le motif keyline est peu efficient dans les situations telles que :   Un relief peu marqué, où l’humidité étant souvent assez bien répartie dans le paysage. Un terrain a fort dénivelé, les risques de retournement avec les engins étant fort, il est préférable d’aménager par exemple des terrasses. En climat humide (précipitations supérieures à 800 mm), réparties régulièrement sur l’année, sur des sols lourds et rétentifs. Keypoint & circulation de l’eau. D’après Regrarians. DÉFINIR LE KEYPOINT & SA KEYLINE   Un motif Keyline est composé de 2 éléments qui lui sont spécifiques :   Le Keypoint ou point clé qui correspond à la zone où l’eau passe d’érosive à dépositaire. La topographie s’adoucit, les courbes de niveau s’élargissent, la végétation est plus « grasse » ou composée de plantes bio-indicatrices (blocage de minéraux causé par la présence allongée de l’humidité et / ou d’éléments de fertilité créant un excès, une saturation par exemple), l’humidité est présente sur une plus longe période. Tous ces éléments sont les repères qui aident à définir le point clé de la parcelle, du sous bassin versant. Ce point, cette zone correspond à l’espacement des courbes de niveau. Lorsque ces dernières sont rapprochées, le dénivelé est important. Lorsqu’elles s’éloignent, le relief s’adoucit, les pentes sont moins fortes. Le Keypoint se trouve dans cette zone où le relief permet à l’eau de ralentir sa course pour être moins érosive et commencer à déposer. Plusieurs Keypoint peuvent être présents au sein d’un même versant, dans une parcelle. Le choix se portera sur celui qui représente la morphologie d’ensemble du versant ou de la parcelle.  La Keyline ou ligne clé qui est la courbe de niveau qui passe par le Keypoint. Tracée avec un niveau (à bulle, laser, à eau). Cette ligne clé de niveau deviendra ensuite la ligne clé de référence qui sera multipliée de façon géométrique.  Emplacement du keypoint et sa keyline. Crédit Hydronomie® Plusieurs approches sont

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La réserve utile des sols et le régime hydrique

Cette année il pleut, il pleut, il pleut ! Si bien que les enjeux de l’eau semblent avoir été emportés, érodés. Plus personne ne se plaint de sécheresse. Plus personne ne se préoccupe de manquer d’eau. Pourtant, qu’il manque d’eau ou qu’il y en ait trop, cela relève d’un déséquilibre à accompagner pour augmenter la résilience des outils de productions qui restent bel et bien à bout de souffle. Certains territoires sont inondés, d’autres en carence tant les précipitations ont dilué la valeur nutritionnelle des prairies ou ont empêché la croissance des cultures.   Alors, pendant qu’il pleut, concentrons nous sur la capacité des sols à absorber ou non toute cette eau, en espérant qu’elle y reste jusqu’à la prochaine sécheresse !   1. Micro et macro porosité définissent la structure du sol   La solution du sol est la fraction liquide de ce dernier et est riche en ions et molécules minérales et organiques. Par rapport aux constituants solides, qui traduisent souvent d’une évolution à long terme, elle reflète le fonctionnement actuel. La teneur globale en eau d’un sol est soumise à des changements très rapides, fonction des précipitations, de l’évapotranspiration et des remontées capillaires. Ces dernières varient selon le dénivelé, le taux de matière organique et de la porosité du sol, ainsi que son assolement. La pérennité de la solution du sol le long d’un bassin versant dépend beaucoup, de la perméabilité de la roche sous-jacente. Par exemple sur des gneiss imperméables, la même eau peut traverser successivement de nombreux sols alors que sur un calcaire fissuré, elle disparaît immédiatement en profondeur. La solution du sol influence les êtres vivants de multiples manières et à des échelles variées. Il y a la nutrition des plantes, puisque celles-ci y plongent leurs radicelles pour absorber l’eau et les éléments nutritifs qu’elle contient. La solution du sol joue ici le rôle d’intermédiaire entre les cellules du rhizoderme et le complexe argilo-humique. À une autre échelle, la solution du sol régule les échanges nutritifs de tous les organismes unicellulaires qui y vivent de manière « incluse », comme les bactéries ou les protistes. Leur nutrition se fait directement à travers leur membrane cellulaire, d’où une grande sensibilité à toute variation de la qualité de la solution du sol. Des stratégies d’évitement in situ sont alors mises en place, comme la sporulation ou l’enkystement, menant à des formes de vie ralentie abaissement au maximum le métabolisme, et par là la respiration et les besoins en oxygène. Selon le degré d’humectation, les vides du sol sont occupés en majeure partie soit par l’eau soit par l’air. Leur ensemble représente la porosité, une propriété du sol qui reflète le volume des vides du sol, exprimé en pourcentage du volume total. La porosité donne une bonne idée de l’état structural.   Selon la taille des pores, elle se subdivise en :    Macroporosité (> 50 microns), pouvant être remplis par l’eau gravitaire rapidement drainée et souvent colonisés par les racines de taille moyenne ; Mésoporosité ou porosité capillaire (de 0,2 à 50 microns) retenant l’eau utilisable par les plantes ; Microporosité (inférieurs à 0,2 microns) retiennent l’eau dite inutilisable.  La mésoporosité dépend beaucoup de la texture, la macroporosité surtout de la structure.    La porosité renseigne sur les capacités hydrique ou atmosphérique d’un sol, en volume ou en flux. La seule indication de la porosité ne suffit pas car la circulation de l’eau ou de l’air dépend aussi des relations entre les vides du sol et leur mode d’arrangement. Le potentiel général de circulation de l’eau dans le sol est révélé par sa conductivité hydraulique. Quant à la circulation de l’air dans le sol, en particulier de l’oxygène, elle est déterminante pour la croissance racinaire et l’activité de la microflore, très sensible au degré d’anoxie. Les échanges gazeux se font par équilibrage entre atmosphère du sol, atmosphère hors sol et gaz dissous dans la solution du sol.     EN RÉSUMÉ Marcoporosité = porosité structurale Microporosité = porosité plasmique   2. Le régime hydrique   Le régime hydrique est la résultante des variations de teneur en eau du sol au cours de l’année. Le régime hydrique du sol dépend directement des trois propriétés déjà abordées :    La texture qui détermine les forces de rétention de l’eau La structure qui influence la circulation de l’eau La porosité qui définit le volume du réservoir hydrique du sol   La quantité « totale » d’eau retenue par un sol est la différence de poids d’un échantillon avant (poids frais) et après (poids sec) dessiccation à 105°C. Facile à déterminer, la teneur en eau est en réalité pauvre en renseignements écologiques en raison de son extrême sensibilité aux précipitations récentes, à la condensation, au drainage ou au couvert végétale.  Ce qui est beaucoup plus intéressant est la répartition de l’eau en fonction des capacité de rétention du sol… Dans le sol, l’eau se présente sous trois états principaux, en fonction de la force avec laquelle il la retient et selon la disponibilité pour les plantes : eau de gravité, eau utile et eau inutilisable. Leur part respective de teneur en eau dépend de la texture (variante immuable) et du taux de matière organique.    L’eau de gravité ou eau libre est la plus mobile, elle remplit la macroporosité et la noie par gravitation jusqu’au point de réessuyage. Elle n’existe dans les sols que dans les heures ou les jours qui suivent une précipitation ou en cas de nappe phréatique superficielle permanente. Quand les forces dues à la gravitation s’équilibrent avec la force de rétention du sol, le point de ressuyage est atteint : l’eau restante est conservée dans le sol et constitue la capacité au champ.    Mieux retenue que l’eau de gravité, l’eau utilisable ou réserve utile (RU) remplit les pores du sol de diamètres compris entre 0,2 et 50 microns ou forme des films de 5 à 10 nm à la surface des particules. Les racines l’absorbent jusqu’au point de flétrissement temporaire, réversible, puis jusqu’au point de flétrissement permanent qui est atteint lorsque la force

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Augmenter la résilience hydrique – ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE DANS LE LAURAGAIS

Cette ferme de 172 ha est spécialisée dans la production de céréales, protéagineuses et oléagineuses, labellisée AB depuis 2017.     Soucieux de laisser meilleure terre à leurs successeurs, les associés du GAEC se mobilisent : 23 ha de plantation agroforestière ont été plantés pour les parcelles de fond de vallée, où la ligne droite est justifiée.     Certaines parcelles sont en coteaux avec des pentes allant de 7 à 14% de moyenne. Après une formation Hydronomie® en 2020, les idées gambergent… Et le pas se franchit l’année suivante avec une audit, puis une formation action où nous avons pu marqué la première baissière, et les 3 premières lignes en motif Keyline®, où des arbres fourragers et fruitiers vont être plantés. En 2023, nous continuons l’accompagnement par le marquage des ouvrages de collecte, leur connexion en baissière puis la suite du marquage du motif en Keyline©. Les intentions ainsi que les objectifs généraux & opérationnels développés par l’accompagnement Hydronomie® sont de :   • Développer des trames d’hyperfluidité par la mise en place de système agroforestier, de bosquets, connectés les uns aux autres ;   • Implanter des arbres auxilliaires afin d’augmenter la résilience de l’outil de production et assurer les continuités du paysage ;   • Régénérer les zones humides, afin qu’elles soient connectées au système de production et environnemental ;   • Créer des ouvrages de rétention d’eau de ruissellement pour favoriser le développement d’un écosystème naturel, dont les trop-pleins   permettront de faire circuler l’eau de façon à hydrater homogénéiquement l’ensemble du système ;   • Implanter des trames vertes, bleues et brunes favorisant l’installation et le développement d’une biodiversité riche ;   • Intégrer au système de production les lisières, des grands arbres véritables joyaux ;   • Créer un système multi étagé, mycorhizé, connecté permettant de favoriser une hyper-fluidité des minéraux, des oligo-éléments, du   carbone liquide et de l’eau de ruissellement et de condensation ;   • Intégrer des arbres et des lianes à endomycorhizes à feuilles d’ombres, fraîches, dans des niches propices sur les rangs, afin de développer   les potentiels de condensation et décaler les points de rosée limitant ainsi les risques de maladies cryptogamiques ;   • Développer et maintenir des couverts végétaux à l’année, avant & pendant la plantation des arbres (à contrôler impérativement pendant   la 1ère année des arbres) ainsi que dans la gestion de culture rendus possibles par les itinéraires techniques proposés ;   • Tous les arbres auxiliaires devront avoir tous leurs bourgeons apicaux et terminaux, dans le but de favoriser un développement racinaire   complet et résilient (racine pivot et racines de prospection).     Pour consulter le dossier technique : Dossier Technique LA FERME EN QUELQUES DONNÉES :   RÉPARTITION   – 100% terres labourables soit 172 ha   50% de fond de vallée   50% de côteaux   – Rotation classique : base soja puis blé – épeautre   – Cultures complémentaires : lin – lentilles – sarrasin – tournesol   ASSOLEMENT   > 30 ha blé – mélange féverole   > 20 ha épeautre   > 40 ha soja   > 15 ha lentilles   > 15 ha lin   > 10 ha sarrasin   > 18 ha tournesol   2 à 3 ans de céréales puis légumineuses   Jachère de 5 ha (fréquence à intégrer dans les rotations pour que tous les 5 ou 7 ans, le   sol soit au repos)   – Apport de fumure tous les ans Cultivons l’eau verte pour restaurer l’eau bleue

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L’inoculation des mycorhizes par quelques procédés artisanaux

Il existe différentes méthodes pour inoculer un cortège de champignons mycorhiziens. Les méthodes présentées ici sont toutes différentes, mais ont toutes une chose en commun : le plus grand nombre possible de spores fongiques doivent être inoculées de sorte qu’elles puissent recevoir le plus sûrement possible les signaux chimiques de la plante hôte, qui vont ainsi inciter les spores à ramifier leurs hyphes aux racines et ainsi établir les relations mycorhiziennes.   Sans un signal émis par la plante, la spore mycorhizienne peut germer, mais elle ne donnera lieu à aucune colonisation et ne sera d’aucun bénéfice pour la plante.     FORMULATIONS DE PROPAGULES MYCORHIZIENNES ARBUSCULAIRES    Il existe 3 types de formulations de propagules. La propagule est une combinaison de spores et de fragments hyphaux qui contient des arbuscules pouvant agir comme des spores.     1. Propagules mélangées avec des substances granuleuses   Ces mélanges sont disséminés dans le sol ou autres supports de culture et sur les racines de différentes façons.     2. Propagules mélangées dans le sol   Ce sont des sols naturels qui contiennent des champignons mycorhiziens connus. Il est possible de fabriquer son propre mélange sol-champignons en utilisant des fragments de racines de plantes.     3. Propagules mélangées dans un liquide   La formulation liquide est une innovation importante qui augmente les emplois des spores mycorhiziennes : on peut les utiliser en goutte à goute et les systèmes d’irrigation qui permettent de les faire circuler jusqu’aux plantes existantes.     Les formulations varient selon le genre particulier et l’espèce de spores fongiques incorporées. La même ne convient pas partout, tout dépend du contexte pédologique, climatiques, des pratiques agricoles, des plantes cultivées, etc…     La meilleure manière d’établir des mycorhizes arbusculaires dans les milieux agricoles consiste à pratiquer l’inoculation juste avant de semer ou de transplanter. Ainsi les plantes peuvent profiter de la mycorrhizae dès le premier jour qui suit leur germination.     Les méthodes d’application de l’inoculation varient selon les situations sur le terrain :   Inoculation des graines   Elles sont erronées dans des formulations sous forme de granulés ou de poudre, ou vaporisées avec des formules liquides.   En vaporisant d’abord les graines avec de l’eau, on aide les mélanges granuleux à adhérer plus facilement.     Germination et inoculation de graines   Toutes les formulations peuvent être utilisées dans le sol où les graines ont germé.   Les cubes de démarrage, les cubes de transplantation et les milieux de culture pour l’hydroponie peuvent tous être inoculés avec des granulés ou des liquides.   Commes les champignons mycorhiziens prospèrent lorsque le pH est entre 5.5 et 7, les supports utilisés doivent avoir le bon pH pour accepter l’incluant.     Inoculation sur racines nues   Elles peuvent être vaporisées, poudrées ou trempées dans la formulation quelle qu’elle soit. Il en résultera ainsi une inoculation     Inoculation sur racines nues dans le sol   Cette méthode consiste à mettre en terre des plantes à racines nues dans un sol qui contient déjà des propagules mycorhiziennes arbusculaires. Cette méthode va se traduire par la formation de mycorhizes.   En couvrant les racines des jeunes plantations avec des branches de bois sénescentes en voix de décomposition et donc inoculer naturellement de mycorhizes, la formation de mycrohizes en sera facilitée.     Inoculation au moment de la transplantation   Les formulation sous forme de granulé ou de liquides peuvent être utilisées sur les racines des plantes au moment de leur transplantation.   Les spores peuvent être mélangées dans le sol de transplantation en utilisant n’importe quelle formulation     Inoculation de la racine   Toutes les formulations peuvent être employées pour nourrir les racines des plantes en place. Tant qu’elles restent en contact avec les racines.   – Les formulations liquides peuvent être utilisées en surface.   – Les mélanges de granulés et de sol peuvent perte placés à la surface pour les plantes dotées de racines superficielles dans des terrains meubles   – Pour les racines profondes il est préférable d’aménager des canaux vers la zone racinaire (en utilisant la gravité à leur avantage). En remplissant ces canaux de granulés ou de sol, le déclenchement de signaux racine-champignon est favorisé et permet la formation des mycorhizes arbusculaires.     VÉGÉTAUX QUI FORMENT DES MYCORHIZES ARBUSCULAIRES   Légumes & aromates   Ail – Anteh – Basilic – Bourrache – Carotte – Carvi – Céleri – Chanvre – Ciboulette – Concombre – Courgette – Estragon – Fenouil – Haricot – Houblon – Hysope – Marjolaine – Melon – Menthe – Oignon – Origan – Panais – Persil – Poireau – Pois – Poivre – Poivron – Pomme de terre – Potiron – Romarin – Sauge – Thym – Tomate Légumes maraîchers Fruitiers   Abricot – Airelle – Cerise – Fraise – Framboise – Griotte – Groseille – Mûre – Myrtille – Pêche – Poire – Pomme – Raisin Grenadier en maturation Arbres champêtres   – Ajonc d’Europe Ulex europaeus   – Buis commun Buxus sempervirens   – Fusain d’Europe Euonymus europaeus   – If commun Taxus baccata   – Marronnier d’Inde Aesculus hippocastanum   – Nerprun purgatif Rhamnus cathartica   – Orme de montagne Ulmus glabra   – Prunellier Prunus spinosa   – Sureau noir Sambuca nigra   – Troène commun Ligustrum vulgare     VÉGÉTAUX QUI NE FORMENT PAS DE MYCORHIZES ARBUSCULAIRES   Arroche – Betterave – Brocoli – Colza – Choux – Cresson – Épinard – Moutarde – Navet – Radis – Raifort – Roquette     VÉGÉTAUX QUI FORMENT DES ASSOCIATIONS ECTOMYCORHIZIENNES   – Alisier Tormital – Sorbus torminalis   – Bouleau nain – Betula nana   – Bouleau pubescent – Betula pubescens   – Bouleau verruqueux – Betula pendula   – Cerisier – Prunus cerasus   – Charme commun – Carpinus betulus   – Châtaignier – Castenea sativa   – Epicéa commun – Picea abies   – Epinette de Sitka Picea sitchensis   – Hêtre commun – Fagus sylvatica   – Mélèze – Larix spp.   – Noisetier – Corylus avallana   – Pin maritime – Pinus pinaster   – Pin

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RECHERCHE & DÉVELOPPEMENT – Études des aménagements d’hydraulique douce du programme Hydronomie® par la ferme Phacelia & cie – Mesures de l’augmentation de la résilience hydrique

Hydronomie® accompagne depuis presque 10 ans des outils de production agricole à l’augmentation de la résilience hydrique.  Que se soit par la formation-action ou l’accompagnement technique, l’objectif est le même : cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau bleue afin que les outils de production agricole puisse augmenter leur résilience hydrique   Il n’existe aujourd’hui aucune étude qui présente les effets des aménagements d’hydraulique douce développés par Hydronomie®. La ferme Phacelia & cie s’engage dans la recherche et le développement et investit dans les analyses de sol et archive les données afin de constituer une étude complète. La publication est prévue pour 2030, dans 6 campagnes agricoles.   Je déplore que malgré les projecteurs tournés sur les enjeux de l’eau (dont les tensions augmentent), que les réseaux sociaux soient inondés de speudo bureau d’études de soit disants experts, que les agences de l’eau, les éditeurs agricoles, les agences INRAE répondent absents, il en revient aux agriculteurs, soutenus par Hydronomie. Ces mêmes agriculteurs qui sont accusés d’épuiser la ressource ! La recherche et développement constitue l’ensemble des activités, des stratégies mises en place, de façon systématique, en vue d’accroître la somme des connaissances, y compris la connaissance de l’humain, de la culture et de la société. Ici, les applications concernent le contexte agricole français.   J’élève des brebis allaitantes en 100% herbe. Une agriculture vertueuse, qui séquestre du carbone dans les sols et les régénère, préserve les prairies et les haies, conserve une race en voie de disparition, utilise très peu de plastique, travaille sur toute la chaîne dans un rayon de 150 km. Lorsque l’on tend à une agriculture productrice et vertueuse, les ressources sont précieuses. Il est donc difficile de voir les prairies se modifier sous l’action du changement climatique, mettant en péril la souveraineté alimentaire du territoire, des animaux domestiques et sauvages, le cycle de l’eau. C’est pourquoi ce programme de recherche et développement a vu le jour.   Contexte   PRÉSENTATION DE LA FERME   LES ATELIERS DE LA FERME   ÉLEVAGE DE BREBIS RAÏOLE   Conservation de la race   100% herbe – Conduit en pâturage tournant dynamique   Reproducteurs – Haute sociabilité, génétique rustique Viande agneau AB   PPAM & MINI PÉPINIÈRE   Production de plants PPAM   Label végétal en cours de candidature   Hydrolats, huiles essentielles & Teintures mères   JURIDIQUE Entreprise agricole – 1 UTH SAU  : 9 ha  Aveyron Nord Ouest   FONCIER & ASSOLEMENT FERMAGE : – 6,19 ha terres labourables en reprise > implantation prairie permanente automne 2024 – 2,63 ha de prairie naturelle à fort dénivelé – Exposée Est PROPRIÉTÉ : – 1,49 ha de prairie naturelle de fond – Exposée Sud   Besoins MS :    22 T MS pour 60 EMP en 100% fourrage >>> 11 T MS pour 60 EMP pour couvrir 50% des besoins   + 5 T MS / ha restant en parcelles pour la vie du sol     ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE®   HISTORIQUE Le programme d’Hydronomie® s’emploie à l’amélioration de la circulation de l’eau bleue & verte, sur l’ensemble de l’outil de production et ce en profondeur. L’objectif est d’augmenter la résilience hydrique et la fertilité tout en limitant l’érosion (hydrique et éolienne) et l’évaporation massive du sol. L’accompagnement Hydronomie réalisé en 2023 s’est concentré sur la parcelle en propriété de 1,40 ha, à savoir les terres profondes en fond de vallée. Plan implantation agroforestière en motif Keyline – Parcelle 1,40ha – Phacelia & cie En 2024, s’est au tour de l’îlot de 6ha d’être accompagné. Rapport Technique Plan d’implantation agroforestière en motif Keyline sur ilot 6 ha – Phacelia & cie Les contraintes de la ferme sont :   le manque d’ombre pour le troupeau le manque de fourrage estival l’assèchement des prairies durant les longues périodes de sécheresse estivale l’érosion hydrique et éolienne des prairies à agrostide très fragilisées par les évolutions climatiques la baisse de nutritivité des prairies   LES OBJECTIFS   Ces enjeux sont abordés par une approche holistique et globale dont les objectifs généraux & opérationnels développés par l’accompagnement et qui constituent l’étude sont :    Développer des trames d’hyperfluidité par la mise en place de système agroforestier, véritables trames vertes, bleues et brunes ; Créer un système multi étagé, mycorhizé, connecté permettant de favoriser une hyper-fluidité des minéraux, des oligo-éléments, du carbone liquide et de l’eau de ruissellement et de condensation ; Régénérer les zones humides ; Créer des ouvrages d’hydraulique douce qui permettront de faire circuler l’eau de façon à hydrater homogénéiquement l’ensemble du système ; Améliorer le taux de matière organique et la CEC, débloquer les minéraux & oligo-éléments par les pratiques de pâturage et la rotation des prairies. Rapport Humique Parcellaire Phacelia & cie RENDEMENT 2023   Les crozes 5,1 T MS   Camalet 4,8 T MS   RENDEMENT 2024   Les crozes 5,7 T MS    Recherche    ÉTUDES   Les études menées dans le cadre de la recherche et développement Hydronomie®, au sein de la ferme Phacelia & cie, se concentrent sur les données suivantes :   AGRONOMIE Suivre l’évolution du sol et tout particulièrement au fur et à mesure de l’amplitude des aménagements (croissance des arbres, impact du pâturage tournant dynamique avec des ovins, diminution des exportations de matière) et de l’impact climatique.   Taux de matière organique – Carbone et azote organique – Acides humiques Structure de sol Activité biologique – Dénombrement microbien Minéralisation – Équilibre du sol Capacité Échange Cationique Disponibilité du phosphore    VÉGÉTAUX Suivre l’évolutions des prairies (herbacées pérennes et annuelles) face aux effets du changement climatique, au fur et à mesure de l’amplitude des aménagements. Afin de comprendre les dynamiques sol – végétal – animal et présenter les avantages de l’élevage.   Rendement matière sèche / ha Taux de sucre et digestibilité Profondeur d’enracinement Comportement de l’assèchement prairial Reprise des arbres & effet de l’ombre Bio-indication des zones spécifiques   HYDROLOGIE Combiner les données climatiques, les taux d’évapotranspiration, les précipitations avec les données liées aux ouvrages d’hydraulique douce, aux itinéraires techniques et les aménagements en motif

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Les mycorhizes en agriculture ont leur avenir et sont porteuses de la résilience hydrique des agroécosystèmes

Il y a tant de choses qui ont évolué depuis la sédentarisation des premières civilisations humaines, que nous avons parfois oublié l’essentiel, le naturel. Au profit de plus de confort et de rendements, au détriment de la santé des sols qui constituent les bases de la santé humaine.   En effet, au fur et à mesure que les populations humaines sont passées de chasseurs-cueilleurs à celui d’agriculteurs, la plupart des cultures qu’ils ont domestiqué ont dépendu des mycorhizes. Or, les pratiques agricoles modernes, qui ont été développées à l’avantage factice du progrès (engins, phytosanitaires, arrachage des zones arborées, etc…), perturbent et détruisent l’établissement des mycorhizes dans les sols cultivés. Les conséquences sont graves et sérieuses : perte de la fertilité, affaiblissement de la santé des végétaux, inondations et pollution.   Pourtant, le progrès a permis la vente des champignons qui sont disponibles pour l’agriculture depuis les années 1990 et pour le jardinier, depuis environ aussi longtemps. Le recours aux champignons mycorhiziens (en particulier les champignons mycorhiziens arbusculaires, partenaires des plus fréquents des racines des plantes agricoles) est plus efficace et rentable que l’utilisation de produits chimiques. Les 3 formes principales de mycorhizes Les avantages de l’association des champignons mycorhiziens aux plantes cultivées sont nombreux et primordiaux, que bons nombres de produits chimiques ne seraient remplacer. Les preuves de cela sont tout aussi nombreuses, rien qu’à observer les intoxications à la Datura dans les monocultures céréalières (imposant le rappel des produits même estampillés issus de l’Agriculture Biologique), les inondations de plus en plus dévastatrices, les rendements qui chutent, la condition paysanne en puissant déclin…. Puisque les directives nationales et européennes invitent à changer de paradigme et invitent les professionnels à reprendre les bases agronomiques et écosystèmiques dans le but de retrouver résilience, productivité et santé, voyons les intérêts d’une agriculture sur sols vivants et prolifiques.     AMÉLIORATION DE L’ABSOPRTION DES NUTRIMENTS   Les champignons mycorhiziens arbusculaires se développent au delà de la zone de déplétion, lieu où les racines ont déjà capté les nutriments et l’eau disponible.   Les hyphes fongiques peuvent croître sur de longues distance et se doter de rhizomorphes qui vont encore bien plus loin que la racine elle-même et permettent ainsi de ramener l’eau à la plante.     PHOSPHORE   Le phosphore est une ressource non renouvelable, et l’on sait que les réserves connues seront épuisées dans les 50 à 100 ans à venir. L’application à grande échelle de phosphore dans les sols agricoles a entraîné des conséquences environnementales globales, lorsque notamment les quantités significatives de phosphore subissent le lavage ou l’érosion et sont dispersées dans les fleuves où elles tuent la vie aquatique et détruisent l’écosystème. C’est pour ces raisons qu’il devient plus qu’important de trouver un élément de substitution ou un moyen naturel de faire circuler cet élément. Les champignons mycorhiziens pourraient répondre favorablement à cette problématique en reprenant leur rôle et place naturellement fertilisante.   Les micro-organismes présents dans le réseau trophique du sol immobilisent le phosphore inorganique en le transformant en molécules organiques, que les plantes n’absorbent pas. Au cours de la digestion fongique, la libération d’acides et d’enzymes décompose la matière organique et la matière inorganique. Les racines à elles seules ne peuvent produire ces enzymes et ces nutriments ne pourraient pas être à leur disposition.     Les réserves de nutriments sont constamment recyclées dans le cytoplasme fongique et sont donc mises à la disposition aussi bien des champignons que de la plante hôte en fonction de leur besoins. Ces nutriments sont également stockés dans les vésicules et dans les vacuoles des cellules fongiques. L’activité cellulaire produit suffisamment de dilution à la fois dans la plante et dans les champignons pour que la circulation des nutriments pas les hyphes fongiques ne soit interrompue. Le réseau mycélien créé par les champignons mycorhiziens arbusculaires représente une structure de stockage idéale là où les zones de concentration plus faible de nutriments peuvent servir de fosse vers laquelle les nutriments présents dans le sol peuvent s’écouler.     Un atout majeur de l’association entre une plante hôte et des champignons mycorhiziens consiste dans la capacité de la plante à pouvoir absorber du phosphore, un élément nutritif important à cause de sa présence dans l’adénosine triphosphate (ATP), la molécule principale qui sert à stocker et à transporter de l’énergie dans les cellules vivantes.     Les molécules de phosphore sont chimiquement liées au sol, car les anions chargés négativement de phosphate sont attirés et tenus par les cations chargés positivement dans le sol, en l’occurence les cations de fer, d’aluminium et de calcium. Les ions phosphate sont donc rapidement absorbés par le sol et / ou retenus dans les sols argileux.   Les champignons mycorhiziens arbusculaires permettent de fournir à leur plante hôte jusqu’à 4 fois plus de phosphore que la plante n’est capable d’en obtenir lorsque l’association mycorhizienne n’est pas formée.   Attention toutefois, une trop grande quantité de phosphore a des effets nuisibles sur la formation des mycorhizes.     À noter que si les champignons produisent des enzymes nécessaires pour libérer le phosphore des composés chimiques qui se trouvent dans le sol, toutes sortes d’auxiliaires biologiques s’associent avec les champignons mycorhiziens dans la micorhisphère. Des organismes du sol, attirés par les exsudats des champignons ou les restes de leur repas, comprenant des bactéries capables de solubiliser le phosphate et permettent ainsi à dissocier certains de ces composés chimiques, soutenant ainsi les champignons dans le prélèvement du phosphore, rendu plus facile. Le même processus, avec des organismes différents, peut avoir un impact sur l’absorption d’autres nutriments.     Les mycorhizes arbusculaires peuvent également augmenter la consommation de phosphore, d’azote, de soufre, de zinc, de cuivre, de brome, de fer, de magnésium et de manganèse au profit de leurs hôtes. Ces métaux nutriments sont relativement immobiles dans le sol et doivent se fixer sur des anions, dans l’argile ou la matière organique, avant de pouvoir être absorbés par les racines seules. Les champignons mycorhiziens s’aventurent jusqu’à aller les chercher et parfois les libérer de leurs substrats, tout en augmentant

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Augmenter la résilience hydrique par l’ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE® pour l’INRAE 12

Plusieurs années que les rendements chutes, que les sols récupèrent pas ou peu après les fortes chaleurs ou les hivers venteux. Perché sur le causse Larzac, le site vit dans un contexte atypique : 800 m d’altitude exposé à tous les temps rendus extrêmes, sol limono-argileux, sous sol Karstique (fort pouvoir drainant), avec un pH élevé (jusqu’à 7.2). Ces paramètres combinés aux itinéraires techniques, ont entraîné un lessivage des oligo & macro éléments important, et des CEC très basses. Une recette parfaite pour diminuer les capacités de réserve utile des sols.     Les arbres se retrouvent rangés sur les côtés, le long des accès principaux. La résultante : baisse de la matière organique. Et toutes ces parcelles bien exposées souffrent d’un assèchement fort causé par les vents et d’une ETR élevée. Combinaison parfaite pour augmenter le stress hydrique de l’outil de production : élevage Lacaune lait (600 EMP), Romane viande (400 EMP) et tout le fourrage produit sur place (Raygrass, légumineuses & céréales) étalé sur 380 ha.     L’accompagnement Hydronomie® débute par une audit technique, puis la rédaction d’un rapport technique. Le rapport technique avec les interprétations de résultats, les études & recommandations ainsi que les stratégies Hydronomie® sont consignés dans un rapport technique. Un avenant pour la gestion des trognes du système agroforestier vient compléter les premiers éléments de base.   Enfin, un second avenant concerne la gestion des troupeaux pour stopper le désastre du surpâturage sur les zones de Causse et intégrer de la fumure à uréase sur les zones cultivables.     Une formation sur mesure de 5 jours en présentiel est conçue pour l’équipe du centre, en vue d’aborder techniquement l’ensemble du site avec les approches Hydronomie®, sensibiliser les acteurs aux enjeux hydriques, aux impacts de l’arbre. Nous finirons ce temps de formation par un temps dédié aux suivis que l’on peut conjointement mettre en place pour faire évoluer les ressources techniques de chacune de nos structures et, puisqu’il le faut, prouver par une énième preuve que la transition agricole est possible et qu’avec l’ingénierie Hydronomie® une résilience hydrique est atteignable, durablement.     Les publications à suivre seront disponibles ici et nous ne manquerons pas de vous en informer par l’info lettre, abonnez vous !

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L’EAU – Les besoins – Les crises – Les enjeux

Avant de parler eau, par nos besoins et les crises contemporaines, il nous paraît essentiel de replacer cet article dans les enjeux de notre siècle : le changement climatique.   Ce réchauffement nous vient des activités humaines, et lorsqu’on y pense, on lève la tête, on regarde le ciel et ses pollutions atmosphériques, les avions ; puis on pense réchauffement, température. L’eau est bien moins considérée, dans nos pensées et débats, lorsque l’on aborde ce sujet – Emma Haziza   Et pourtant, elle a un rôle majeur dans les enjeux actuels :   Toute vie dépend de l’eau bleue et verte ; L’eau, à l’échelle planétaire, permet la régulation climatique et la circulation des masses d’air ; Elle relargue du CO2 par les activités océaniques ; L’eau (à l’état de vapeur) est un gaz à effet de serre ; L’eau soutient toutes les activités humaines industrielles, agricoles et énergétiques.   Les crises et les enjeux ainsi que les besoins grandissant des pays du Sud, déjà fort sensibilisés à la rareté de l’eau, ont entraîné une adaptation dont il serait sage de s’inspirer. Il s’agit de travailler à sa préservation, à sa réutilisation, à la gestion de son circuit dans les paysages et les stations de production. Il en est bien autrement en France, où l’on construit des méga bassines pour assurer les «besoins» des cultures, plus du tout adaptées aux contextes topo-pédo-climatiques de bon nombre de territoires français, pour assurer la production de viande notamment. Discours largement entendu, mais qu’en est il des chutes de rendement ? De la dépendance à l’importation pour alimenter les centrales d’achat françaises ? Ces méga bassines sont privatisées.et alimentées par les nappes souterraines, largement polluées et en épuisement. 30 cm de sol s’affaissent tous les ans dans le monde. Parce que les nappes ne peuvent plus se recharger (urbanisation, revêtement imperméable, sols agricoles compactés, etc…) Les poches d’eau souterraine vidées s’écroulent et entraînent l’effondrement des sols. 30 cm / an sur l’ensemble de la planète ! L’objectif des méga bassines ou retenues de substitution est de stocker de l’eau prélevée dans les nappes en hiver pour pouvoir irriguer l’été sans puiser dans les rivières. Ce qui entraîne des effets désastreux : évaporation des eaux souterraines qui ne pourront plus soutenir les cours d’eau, traitement des eaux souterraines mises à la surface, déconnexion de la ressource eau des écosystèmes, privatisation des usages, etc…   Il y a moins de 50 ans, nous avions pour habitude et sagesse de nous installer là où l’eau était présente dans le paysage. Aujourd’hui, notre appétence pour les lieux remarquables engendrent des crises énormes pour atteindre les besoins en eau de toustes. Les enjeux sont de tailles pour relever les défis du XXIème siècle, avec un Striatum hyper sollicité !     Aujourd’hui nous colonisons les espaces, nous installons ce qu’il nous plaît de produire et contempler, puis nous recherchons l’eau par tous les moyens pour assurer nos désirs : forage de plusieurs dizaines de mètres, irrigation non maîtrisée sur des sols compacts et étanches. L’heure est plus que venue de repenser notre relation à l’eau, revisiter nos usages et nos besoins afin de pouvoir soutenir notre souveraineté humaine. L’alimentation est un pilier fondamental dans les enjeux sur l’eau. Derrière chaque aliment de nos assiettes il y a un volume d’eau qui a permis la croissance de cette culture (végétale et animale), qui a permis son conditionnement pour être présentable sur les étales. Il faut 1 l pour produire 1 kcal, sachant qu’il est nécessaire de s’approvisionner de 3000 kcal / pers. / jour, en France en moyenne, nous mobilisons 3000 l / pers. / jour.     Nous avons tous des habitudes et préférences alimentaires, qu’il est difficile de relayer, d’abandonner. Pourtant, nous ne pouvons plus continuer ainsi. Les ressources s’amenuisent, se raréfient, se polluent. Les précipitations sont moins fréquentes, moins régulières. Si l’on souhaite conserver quels plaisirs alimentaires dans les décennies à venir, un effort aujourd’hui est de mise pour ralentir notre consommation et notre gourmandise. Il y a des contextes de sols, de climats, de reliefs propices à certaines cultures et d’autres pas du tout. Nous avons pris l’habitude de coloniser les espaces, de faire acheminer ce que nous souhaitons là où nous le souhaitons. Ce qui n’est plus permis aujourd’hui. Connaître son contexte et définir ce qui est soutenable de produire en ce contexte est l’approche exigée par les crises et les enjeux contemporains.     Le recours à l’irrigation systématique n’est plus abordable et envisageable. Les agriculteurs contraints de suivre les règles des marchés mondiaux du commerce, alors qu’ils sont au coeur du terrain, sensibilisés et conscients de la situation. Ils ont besoin de soutien de la part des bouches qu’ils nourrissent pour engager un changement de cultures qui saura trouver papilles et accueils auprès de ces bouches. Et chaque bouche a le pouvoir de le donner à qui elle le souhaite. En choisissant de diminuer la consommation de viande, en choisissant de consommer local et de saison, de participer aux tâches des fermes productrices, en payant le prix juste pour soutenir financièrement les démarches de transition agricole. Car si il est facile de dépenser pour ces congés ou la téléphonie, il est parfois bien délicat de revoir le prix au kilo de certain de nos aliments. Alors que le prix est loin de refléter la réalité économique du monde agricole et paysan.     Le climat change, les précipitations sont bouleversées : épisodes orageux torrentiels tels des moussons, printemps et été chauds et secs… Sans oublier les sols lessivés qui ne sont plus capables d’absorber et d’infiltrer les eaux de ruissellement. Les enjeux ont beau être conséquent, il n’en reste pas moins que les solutions sont simples et à la portée de chacun.   QUE POUVONS NOUS FAIRE POUR NOUS ADAPTER À CES PHÉNOMÈNES ?   Faire évoluer nos cultures, en choisissant celles adaptées aux contextes des territoires : données climat, sol et relief déterminent ce qui peut vivre dans ces conditions. Nos territoires ne peuvent donc

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