Eau verte

BAISSIÈRE : ouvrage permettant de collecter l’eau bleue et d’optimiser l’eau verte

Pendant que cet article est écrit, il y a du grabuge dans l’hémicycle ! Plus particulièrement chez les producteurs de citrons et de kiwis de France. Le Journal officiel publie chaque semaine de nouveaux arrêtés, permettant d’adapter les cahiers des charges aux conditions climatiques : LA SÉCHERESSE.     Le 2 mars 2023, un arrêté est publié au Journal Officiel pour indiquer que le ministère de l’agriculture donne son accord pour modifier le cahier des charges de l’IGP “citron de Menton”. En effet, à cause des sécheresses à répétition, les citrons de Menton ne sont plus en mesure d’atteindre les dimensions initialement établies dans le cahier des charges de l’IGP, passant donc de 53 mm de diamètre à 45 mm. Les fruits de diamètre inférieur seront exclusivement réservé à la transformation.   Quelques semaines plus tôt, il s’agissait de l’IGP “kiwi de l’Adour” qui adaptait ses règles d’épandage des engrais azotés. Crédit photo Steve Doig @Unsplash Au même moment, il y a une annonce faite à l’occasion d’une conférence de presse des Régions de France le 1er mars, où le président de l’Assemblée de Guyane Gabriel Serville a proposé “d’organiser une solidarité” avec l’agriculture métropolitaine, promise à des sécheresses de plus en plus récurrentes, en organisant l’envoi de “tankers d’eau”. Puisque des départements en France métropolitaine sont en restriction depuis plus de 10 mois consécutifs et qu’aucune mesure n’est prise, ce territoire ultramarin qui “connaît des pluies torrentielles, en recrudescence absolue”, nous pouvons peut-être “imaginer que la Guyane soit demain un pourvoyeur d’eau douce”. D’après cet élu, il est opportun que la question se pose sérieusement, et qu’il serait pertinent de “prendre le temps de l’analyser”.     Selon Météo-France, la Guyane a connu en 2021 “l’année la plus arrosée depuis le début des observations météorologiques» dans cette région en 1955. Selon le service météorologique, la commune de Guyane la plus arrosée cette année aura été Roura avec 6082,5 mm, et la moins arrosée Awala-Yalimapo avec 2889,2 mm. De quoi faire saliver la France métropolitaine, qui reçoit en moyenne de 800 mm par an. Crédit photo Prithivi Rajan @Unsplash Ici, en Sud Aveyron ou dans le Lauragais, nous oeuvrons plus humblement. À l’image des paysans qui ont franchi le pas et ont choisi d’être accompagnés par Hydronomie pour faire face aux changements climatiques et ce de façon pérenne.     Nous avons commencé chez chacun, par dimensionner et réaliser des baissières ou noues pour les Nordistes. Les baissières sont des ouvrages simples de réalisation qui permettent de collecter l’eau de ruissellement, et donc de ralentir le ruissellement, pour répartir l’eau sur la longueur d’un versant, et lui permettre de s’infiltrer dans le sol, au fur et à mesure des capacités de ce dernier.     Les baissières / Noue / Swale   Fonctionnement :   Les baissières sont construites perpendiculairement à la pente et strictement sur courbe de niveau. Construite à partir de la terre, elle prend forme dès l’excavation du fossé créé. Les baissières forment simplement une sorte de nid qui collecte et ralentit l’eau de pluie de ruissellement, lui permettant de s’infiltrer et diminuer l’érosion. Si on implante des plantes ou arbres on obtient une meilleure stabilité du sol et de la capacité d’infiltration.   Objectifs :   Intercepte et infiltre les eaux de ruissellement dans des zones localisées.   Ainsi, la baissière permet de ralentir l’eau de ruissellement, en la collectant. Puisqu’elle est construite sur courbe de niveau, elle va permettre de répartir l’eau sur toute la longueur de l’ouvrage. Hydratant ainsi les crêtes asséchées du versant. Et enfin, permettre d’infiltrer l’eau dans le sol, par un effet “plume”, de l’eau bleue à l’eau verte ! Baissière – Crédit @hydronomie Où l’utiliser ?   Utile sur les pentes jusqu’à 32,5%. Non recommandé sur sol hydromorphe. Non recommandé au sol pauvre en matière organique. Dimensionnement pour le maximum de précipitations lors d’orage / la plus grande intensité de pluie Les trop-plein sont à solidifier (empierrement par exemple) et placer en crête ou en bordure de parcelle.     Précaution   Il est primordial que les baissières et surtout les bourrelets / lèvres des baissières soient au même niveau, car si il y a des points creux sur la berge, l’eau suivant toujours les chemins les plus faciles pourrait endommager les travaux lorsque l’ouvrage est plein et créer une forte érosion, comme si nous n’avions rien fait !     Les bourrelets / lèvres des baissières peuvent être fortifiés à leur base par des roches et même sur toute leur hauteur en cas de gros orages et donc d’importants volumes de ruissellement     Fortifier les trop plein des baissières, surtout lorsqu’elles se suivent     Implanter un couvert végétal sur les berges de la lèvre afin de maintenir rapidement l’ouvrage et augmenter son potentiel d’infiltration.     Dans les région à fort vent, remplir la “cuvette” de la baissière avec de la matière organique carbonée (écorce, broyat, branche, etc…).     Pour associer une végétation pérenne à l’ouvrage, implanter les arbres ou arbustes en fonction de leurs besoins spécifiques et des conditions climatiques de la région. Exemple : pour les climats tempérés et les arbres ayant besoin d’humidité en été, placer l’arbre dans le fossé si il supporte d’être immergé en hiver ou en aval si il ne supporte par d’être immergé.     Pour protéger les baissières des animaux pâturant, il est tout à fait possible de placer un hérisson (fut d’arbre avec tronçons longs de branches) sur l’ouvrage. Seules le chèvres s’en amuseront, pour lesquelles seules une clôture protégera l’ouvrage.     Entretien   Vérifier leur état souvent et spécialement après de gros orages ou de fortes précipitations périodiques   Renforcer les bourrelets érodés Vérifier les trop-plein et les fortifier si besoin Les curer tous les 7 à 10 ans (en fonction de la vitesse de remplissage et des matériaux organiques alentour) Si la baissière n’a pas été bien placée, il est possible de créer de petit barrage dans sa cuvette afin d’intercepter et de ralentir l’eau avant qu’elle ne s’échappe (les barrages intérieurs ne devraient pas

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RECHERCHE & DÉVELOPPEMENT – Études des aménagements d’hydraulique douce du programme Hydronomie® par la ferme Phacelia & cie – Mesures de l’augmentation de la résilience hydrique

Hydronomie® accompagne depuis presque 10 ans des outils de production agricole à l’augmentation de la résilience hydrique.  Que se soit par la formation-action ou l’accompagnement technique, l’objectif est le même : cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau bleue afin que les outils de production agricole puisse augmenter leur résilience hydrique   Il n’existe aujourd’hui aucune étude qui présente les effets des aménagements d’hydraulique douce développés par Hydronomie®. La ferme Phacelia & cie s’engage dans la recherche et le développement et investit dans les analyses de sol et archive les données afin de constituer une étude complète. La publication est prévue pour 2030, dans 6 campagnes agricoles.   Je déplore que malgré les projecteurs tournés sur les enjeux de l’eau (dont les tensions augmentent), que les réseaux sociaux soient inondés de speudo bureau d’études de soit disants experts, que les agences de l’eau, les éditeurs agricoles, les agences INRAE répondent absents, il en revient aux agriculteurs, soutenus par Hydronomie. Ces mêmes agriculteurs qui sont accusés d’épuiser la ressource ! La recherche et développement constitue l’ensemble des activités, des stratégies mises en place, de façon systématique, en vue d’accroître la somme des connaissances, y compris la connaissance de l’humain, de la culture et de la société. Ici, les applications concernent le contexte agricole français.   J’élève des brebis allaitantes en 100% herbe. Une agriculture vertueuse, qui séquestre du carbone dans les sols et les régénère, préserve les prairies et les haies, conserve une race en voie de disparition, utilise très peu de plastique, travaille sur toute la chaîne dans un rayon de 150 km. Lorsque l’on tend à une agriculture productrice et vertueuse, les ressources sont précieuses. Il est donc difficile de voir les prairies se modifier sous l’action du changement climatique, mettant en péril la souveraineté alimentaire du territoire, des animaux domestiques et sauvages, le cycle de l’eau. C’est pourquoi ce programme de recherche et développement a vu le jour.   Contexte   PRÉSENTATION DE LA FERME   LES ATELIERS DE LA FERME   ÉLEVAGE DE BREBIS RAÏOLE   Conservation de la race   100% herbe – Conduit en pâturage tournant dynamique   Reproducteurs – Haute sociabilité, génétique rustique Viande agneau AB   PPAM & MINI PÉPINIÈRE   Production de plants PPAM   Label végétal en cours de candidature   Hydrolats, huiles essentielles & Teintures mères   JURIDIQUE Entreprise agricole – 1 UTH SAU  : 9 ha  Aveyron Nord Ouest   FONCIER & ASSOLEMENT FERMAGE : – 6,19 ha terres labourables en reprise > implantation prairie permanente automne 2024 – 2,63 ha de prairie naturelle à fort dénivelé – Exposée Est PROPRIÉTÉ : – 1,49 ha de prairie naturelle de fond – Exposée Sud   Besoins MS :    22 T MS pour 60 EMP en 100% fourrage >>> 11 T MS pour 60 EMP pour couvrir 50% des besoins   + 5 T MS / ha restant en parcelles pour la vie du sol     ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE®   HISTORIQUE Le programme d’Hydronomie® s’emploie à l’amélioration de la circulation de l’eau bleue & verte, sur l’ensemble de l’outil de production et ce en profondeur. L’objectif est d’augmenter la résilience hydrique et la fertilité tout en limitant l’érosion (hydrique et éolienne) et l’évaporation massive du sol. L’accompagnement Hydronomie réalisé en 2023 s’est concentré sur la parcelle en propriété de 1,40 ha, à savoir les terres profondes en fond de vallée. Plan implantation agroforestière en motif Keyline – Parcelle 1,40ha – Phacelia & cie En 2024, s’est au tour de l’îlot de 6ha d’être accompagné. Rapport Technique Plan d’implantation agroforestière en motif Keyline sur ilot 6 ha – Phacelia & cie Les contraintes de la ferme sont :   le manque d’ombre pour le troupeau le manque de fourrage estival l’assèchement des prairies durant les longues périodes de sécheresse estivale l’érosion hydrique et éolienne des prairies à agrostide très fragilisées par les évolutions climatiques la baisse de nutritivité des prairies   LES OBJECTIFS   Ces enjeux sont abordés par une approche holistique et globale dont les objectifs généraux & opérationnels développés par l’accompagnement et qui constituent l’étude sont :    Développer des trames d’hyperfluidité par la mise en place de système agroforestier, véritables trames vertes, bleues et brunes ; Créer un système multi étagé, mycorhizé, connecté permettant de favoriser une hyper-fluidité des minéraux, des oligo-éléments, du carbone liquide et de l’eau de ruissellement et de condensation ; Régénérer les zones humides ; Créer des ouvrages d’hydraulique douce qui permettront de faire circuler l’eau de façon à hydrater homogénéiquement l’ensemble du système ; Améliorer le taux de matière organique et la CEC, débloquer les minéraux & oligo-éléments par les pratiques de pâturage et la rotation des prairies. Rapport Humique Parcellaire Phacelia & cie RENDEMENT 2023   Les crozes 5,1 T MS   Camalet 4,8 T MS   RENDEMENT 2024   Les crozes 5,7 T MS    Recherche    ÉTUDES   Les études menées dans le cadre de la recherche et développement Hydronomie®, au sein de la ferme Phacelia & cie, se concentrent sur les données suivantes :   AGRONOMIE Suivre l’évolution du sol et tout particulièrement au fur et à mesure de l’amplitude des aménagements (croissance des arbres, impact du pâturage tournant dynamique avec des ovins, diminution des exportations de matière) et de l’impact climatique.   Taux de matière organique – Carbone et azote organique – Acides humiques Structure de sol Activité biologique – Dénombrement microbien Minéralisation – Équilibre du sol Capacité Échange Cationique Disponibilité du phosphore    VÉGÉTAUX Suivre l’évolutions des prairies (herbacées pérennes et annuelles) face aux effets du changement climatique, au fur et à mesure de l’amplitude des aménagements. Afin de comprendre les dynamiques sol – végétal – animal et présenter les avantages de l’élevage.   Rendement matière sèche / ha Taux de sucre et digestibilité Profondeur d’enracinement Comportement de l’assèchement prairial Reprise des arbres & effet de l’ombre Bio-indication des zones spécifiques   HYDROLOGIE Combiner les données climatiques, les taux d’évapotranspiration, les précipitations avec les données liées aux ouvrages d’hydraulique douce, aux itinéraires techniques et les aménagements en motif

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Augmenter la résilience hydrique par l’ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE® pour l’INRAE 12

Plusieurs années que les rendements chutes, que les sols récupèrent pas ou peu après les fortes chaleurs ou les hivers venteux. Perché sur le causse Larzac, le site vit dans un contexte atypique : 800 m d’altitude exposé à tous les temps rendus extrêmes, sol limono-argileux, sous sol Karstique (fort pouvoir drainant), avec un pH élevé (jusqu’à 7.2). Ces paramètres combinés aux itinéraires techniques, ont entraîné un lessivage des oligo & macro éléments important, et des CEC très basses. Une recette parfaite pour diminuer les capacités de réserve utile des sols.     Les arbres se retrouvent rangés sur les côtés, le long des accès principaux. La résultante : baisse de la matière organique. Et toutes ces parcelles bien exposées souffrent d’un assèchement fort causé par les vents et d’une ETR élevée. Combinaison parfaite pour augmenter le stress hydrique de l’outil de production : élevage Lacaune lait (600 EMP), Romane viande (400 EMP) et tout le fourrage produit sur place (Raygrass, légumineuses & céréales) étalé sur 380 ha.     L’accompagnement Hydronomie® débute par une audit technique, puis la rédaction d’un rapport technique. Le rapport technique avec les interprétations de résultats, les études & recommandations ainsi que les stratégies Hydronomie® sont consignés dans un rapport technique. Un avenant pour la gestion des trognes du système agroforestier vient compléter les premiers éléments de base.   Enfin, un second avenant concerne la gestion des troupeaux pour stopper le désastre du surpâturage sur les zones de Causse et intégrer de la fumure à uréase sur les zones cultivables.     Une formation sur mesure de 5 jours en présentiel est conçue pour l’équipe du centre, en vue d’aborder techniquement l’ensemble du site avec les approches Hydronomie®, sensibiliser les acteurs aux enjeux hydriques, aux impacts de l’arbre. Nous finirons ce temps de formation par un temps dédié aux suivis que l’on peut conjointement mettre en place pour faire évoluer les ressources techniques de chacune de nos structures et, puisqu’il le faut, prouver par une énième preuve que la transition agricole est possible et qu’avec l’ingénierie Hydronomie® une résilience hydrique est atteignable, durablement.     Les publications à suivre seront disponibles ici et nous ne manquerons pas de vous en informer par l’info lettre, abonnez vous !

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Ferme de soins Phacelia & cie : la ferme accompagnée par le programme Hydronomie®

Basée dans le Ségala, la Ferme Phacelia & Cie est responsable de la gestion de 9ha avec pour objectifs de conserver la race ovine Raïole et de valoriser les PPAM lors d’ateliers en non mixité femme.   Cette ferme s’inscrit dans une pluri-dimension de Soins, à travers ses ateliers de production :   L’élevage de brebis Raïole est en 100% herbe, puisque cette race rustique valorise son milieu parfaitement, sans en épuiser les ressources naturelles Le troupeau est conduit selon la technique du pâturage tournant dynamique, ce qui permet aux 9h de se régénérer, sans exporter de matière puisque tout retourne au sol Le cycle de croissance des communautés végétales est respecté, les plantes ne sont pas épuisées et offrent le meilleur d’elles au troupeau qui pâture dans différentes parcelles en fonction de leur nutritivité et des besoins physiologiques des brebis Un motif agroforestier vient s’implanter pour apporter ombre, biomasse, fourrage ligneux, pollen & nectar, abri, trames d’hyperfluidité à l’agrosystème.   Et de transmission, car la ferme accueille une école paysanne, dont les propositions innovantes permettent d’accompagner le renouveau agricole : formations certifiantes en immersion dans une ferme en activité.     C’est aussi le siège social d’Hydronomie®, qui se déploie depuis mai 2023 en ces lieux.     ÉLEVAGE – PRODUCTION VIANDE   Conservation de race ovine Raïole Viande agneau élevé sous la mère 100% herbe Conservation en AB en cours (2023 à 2025)   Label « Herbager pâturant »     Démarrage à 23 EMP issus de la Ferme la Talvera (11 mères + 12 agneaux)   Constitution du troupeau par naissance à la ferme jusqu’à 60 EMP   VALORISATION   Vente sur pieds des reproducteurices pour éleveurs syndicat 3 races, nouveaux installants, agriculteurs & particuliers Viande en colis pour particuliers & restaurateurs Viande à la pièce en magasins de producteurs Laine en plaques de feutre & peaux lainées pour artisans et particuliers     VÉGÉTAL – PPAM & MINI PÉPINIÈRE   PÉPINIÈRE   Tous les plants sont issus de conduite à faible irrigation, l’usage du plastique est restreint au godet forestier anti-chignon de 450 cm3 pour les arbres champêtres issus de semis et au pot de vente des plants de PPAM. La pépinière propose des végétaux pour la zone de Hautes Terres, Occitanie & Aquitaine.   LABEL   Agriculture biologique (2023 à 2024)   Végétal local en candidature   SAU   Pépinière en plein champ 0,25 ha   Serre pour reproduction & multiplication 50 m2   VALORISATION   •Les hydrolats sont destinés aux restaurateurs & lors des ateliers de distillation Les huiles essentielles vendus lors des ateliers de distillation Les plants de PPAM sont destinés aux herboristes & aux particuliers. Les arbres champêtres & fruitiers sont destinés aux plantations agricoles (haies, agroforesterie).   Catalogue en ligne sur le site internet de la ferme : www.phacelia-cie.com     SAU   9 ha   Répartition   – 7 ha terres labourables   >>> Dont 2 ha de prairie naturelle à fort dénivelé   >>> 6 ha en reprise prairiale   >>> 1,20 ha de prairie naturelle de fond   Assolement   Prairie permanente ancienne   Prairie en régénération sur 6 ha anciennement conduit en conventionnel pour céréales & oléagineuses   Besoins MS :   22 T MS pour 60 EMP en 100% fourrage >>> 11 T MS pour 60 EMP pour couvrir 50% des besoins   + 5 T MS / ha restant en parcelles pour la vie du sol   Projet   Régénération des prairies épuisées par l’export et les foins tardifs Régénération des sols anciennement labourés par prairie naturelle spontanée Développement des haies et implantation agroforestière pour effet parasol & fourrage estival   Réflexion sur auto-production protéagineuses fourragères.     L’année 2024 commence les premières analyses de sol pour avoir une base de comparaison entre le début des activités et leur impact au fil des campagnes agricoles.   Vous trouverez ici la synthèse des analyses biologiques, les bilans humiques de chaque parcelle. Bientôt complétés par les caractéristiques physico-chimiques. Avenant- Bilan humique PhaceliaCie ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE   L’étude & le programme Hydronomie® sont engagés grâce à la fondatrice & directrice Marlène Vissac. Ce rapport est établi suivant le contexte du projet et des caractéristiques topo-pédo-climatiques du site, il ne serait être adaptable à un autre site et projet.     Ce document synthétise les aménagements et étapes à réaliser : aménagement pour soutenir les espaces de production, présentation de stratégies d’hydratation, emplacement des plantations & trames écologiques ainsi que quelques itinéraires techniques, répondant aux besoins des activités du projet et du site.     Les objectifs de l’accompagnement 2024 concernent l’ilot de 6 ha, en fermage, en régénération prairiale. La préservation et le développement de la biodiversité sont parties prenantes du projet de transition du site de production. Le programme d’Hydronomie® se concentre sur l’amélioration de la circulation de l’eau bleue & verte, sur l’ensemble des parcelles et ce en profondeur, afin d’augmenter la résilience hydrique et la fertilité tout en limitant l’érosion et l’évaporation. Ces enjeux sont abordés par une approche holistique et globale. Les aménagements détaillés dans le présent dossier comprennent l’implantation d’un système agroforestier sur motif infiltrant, orientant également les itinéraires techniques, dans le but de favoriser l’infiltration de l’eau et la décomposition des matières organiques. Il s’agit de cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau   bleue.     Les intentions ainsi que les objectifs généraux & opérationnels développés par la présente étude sont de :   Développer des trames d’hyperfluidité par la mise en place de système agroforestier, de bosquets, connectés les uns aux autres ; Implanter des arbres auxilliaires afin d’augmenter la résilience de l’outil de production et assurer les continuités du paysage ; Régénérer les zones humides, afin qu’elles soient connectées au système de production et environnemental ; Créer des ouvrages de rétention d’eau de ruissellement pour favoriser le développement d’un écosystème naturel, dont les trop-pleins permettront de faire circuler l’eau de façon à hydrater homogénéiquement l’ensemble du système ; Implanter des trames vertes, bleues et brunes favorisant l’installation et le développement d’une biodiversité riche ; Intégrer au système de

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EAU VERTE : Prélever & inoculer les champignons mycorhiziens

Pour cultiver vos propres inoculants de champignons mycorhiziens, vous pouvez commencer par des spores, des fragments d’hyphes ou des fragments de racines colonisées.   Les grandes spores de champignons mycorhiziens arbusculaires, d’une taille de 30 à 500 micromètres, sont visibles au microscope ou à l’aide d’une loupe et sont par ailleurs faciles à collecter.   Ces champignons peuvent se reproduire à partir de spores ou de vésicules nées à l’intérieur d’une racine de plante colonisée. Lorsque la racine meurt, les vésicules germent et développent des hyphes, exactement comme des spores. Les 3 grandes classifications d’association mycorhizienne @Sylvie Dessert DES FEMMES, PIONNIÈRES DES MYCORHIZES EN LABORATOIRE   En tant que symbiotes obligatoires, les champignons mycorhiziens ne peuvent pas être cultivés sans une racine hôte ou ses exsudats. Ce qui rend la tâche en laboratoire non aisée.   En 1953, Barbara Mosse, de la station expérimentale Rothamsted à Harpenden UK, réussit la première culture de mycorhizes en laboratoire. Elle isola et inocula des plants de fraisiers avec un champignon désormais connu sous le nom de Funneliformis mosseae (en son honneur). Ce champignon fut également utilisé pour coloniser des pommiers, du blé, des graminées, des tomates, et de la laitue, faisant preuve qu’un seul champignon mycorhizien pouvait avoir une vaste gamme de plante hôte.   À cette époque, ils ne savaient pas s’il existait plus d’une sorte de champignon mycorhizien arbusculaire, jusqu’en 1955 où B. Mosse et ses collègues arrivent à en identifier d’autres.   En 1961, Victoria Barrett, de l’université Auburn d’Alabama, annonce qu’elle avait réussi à isoler et cultiver des champignons mycorhiziens arbusculaires sur support de graines de chanvre. Elle l’a baptisé Rhizophagus.   Plusieurs champignons mycorhiziens portent le nom de chercheurs à qui nous devons ces découvertes et connaissances comme par exemple Trappe, Berch, Allen, Harley, Rayner, Schenck, Mosse, etc… Ces scientifiques ont fait des découvertes d’une portée immense et ils mériteraient   davantage de reconnaissance pour les efforts qu’ils ont accomplis et les savoirs dont nous disposons maintenant pour penser et construire une agriculture plus juste et diversifiée, saine et résiliente.     RÉCOLTE DE PROGAGULES SUR LE TERRAIN   Il s’agit de glaner les propagules dans le sol en les récoltant en bordure de champ ou en lisière de bois. Il est essentiel de collecter le plus diversifié possible, aussi veillez à récolter plusieurs échantillons de sol en plusieurs zones. Une fois votre trésor en main, mélanger les échantillons de collecte ensemble.   Il s’agit ensuite d’extraire les particules grossières comme les brindilles, les cailloux, et autres. Ce prélèvement doit contenir une population assez large et diverse de champignons mycorhiziens indigènes qui deviendront les inoculants. Pour déterminer les champignons mycorhiziens que vous venez de prélever, vous pouvez envoyer des échantillons en laboratoire.   TAMISAGE HUMIDE DES SPORES   Utiliser une série de tamis de plus en plus fins pour isoler les spores du sol dans une solution. Il est possible de se procurer des tamis pour étude de sol auprès de fournisseur de laboratoire. Pour effectuer le tamisage des spores, il vous faudra un tamis de plusieurs ouvertures de mailles :   – 750 micromètres ;   – 250 micromètres ;   – 100 micromètres ;   – 50 micromètres.     La séparation par flottation est la dernière étape de ce procédé :   Dans un solvant liquide comme de l’eau ou du glycérol ou encore du sucrose, les particules de sol dans le solvant sont suspendues à différents niveaux. Utiliser un gradient de densité pour mesurer les différentes densités des matériaux. Les spores fongiques sont plus lourdes que la plupart des autres matières organiques qui se trouvent dans le sol, mais tout de même moins lourdes que les minéraux. Spores de diversispora sp ©M. Ducousso COLORATION DES MYCORHIZES ARBUSCULAIRES POUR ÉTUDES AU MICROSCOPE   Même si le mycelium, les manchons racinaires et les fructifications de certaines ectomycorhizes sont visibles à l’oeil nu, il faut recourir à un microscope pour distinguer les mycorhizes arbusculaires.   Comme les pigments naturels des racines sont foncés, et empêchent de voir les champignons qui sont pour la plupart transparents, les pigments des racines doivent être éliminés puis appliquer une teinture qui adhère aux champignons, afin de les révéler sous la lentille du microscope.   Traditionnellement, les teintures utilisée en laboratoire sont très alcalines et donc dangereuse à manipuler pour des personnes non expérimentées et peu outillées.   Néanmoins, d’autres méthodes, moins dangereuses, peuvent être utilisées pour colorer et examiner les champignons mycorhiziens arbusculaires :   Ramasser les racines fraîchement coupées et prélevées, les laver à l’eau claire ; Tremper les racines pendant 24h dans de l’eau dans un tube à essai ou autre récipient similaire ; Puis les racines baignent dans une solution, à part égale, d’eau et d’hydroxyde de potassium (KOH) dilué à 2,5% (bien moins agressif mais reste dangereux, à manipuler avec toutes les précautions -> suivre les indications présentes sur l’emballage) avec de l’eau à quantité égale. Préparer une teinture à base d’encre de Chine et de vinaigre, qui servira à colorer les racines dont les pigments auront été éliminés par ces différents bains ; Enfin, laisser 2 à 3 jours les racines dans du glycérol qui va éclaircir les racines et les champignons avant d’appliquer la teinture à l’encre de Chine.   Les procédés actuels sont complexes et représentent des risques, aussi le recours à des laboratoires pour identifier les champignons à partir de leur ARN ou ADN reste une solution sûre. Photographie d’un arbuscule observé en microscopie photonique (d’après Smith et Read 1997) MÉTHODE DE PRODUCTION D’INOCULANTS DE L’INSTITUT RODALE   Son fondateur J.I. Rodale a largement été influencé par les techniques de culture des pionniers du jardinage biologique en Grande Bretagne, Eve Balfour et Albert Howard. Rodale désirait promouvoir un système holistique d’agriculture à la fois bienfaisant pour la santé humaine et respectueux de l’environnement. L’institut s’est engagé dans la recherche agricole, il a noué des partenariats avec des groupes privés et avec le Département de l’Agriculture Américain.   En 2010, les chercheurs de l’institut ont

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