Transition agricole

Hydronomie – Cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau bleue – LE LIVRE

Depuis plusieurs années, la tension monte autour de l’eau, le sujet devient brûlant, principalement dans le secteur agricole, également pour l’adduction aux populations en France, dans les Dom-Tom et autres pays. La guerre de l’eau est belle et bien là, dans le quotidien de plusieurs centaines de milliers d’humains. Cette guerre fait la une de médias, qui surfent sur le sujet pour en faire une ligne mainstream qui inondent les ondes. Certaines personnalités en font même leur coeur de métier, avides de reconnaissances, de notoriété. Cette guerre de l’eau a aussi lieu dans des zones plus insidieuses et il devient trop difficile de le garder sous silence tant il habite mon quotidien, aussi modeste soit il. Le livre que je cherchais n’existait pas, en français et disponible pour toustes les acteurices de terrain, alors j’ai décidé de l’écrire. En vente dans toutes les librairies août 2025, disponible en pré vente à partir du 24/07 sur demande mail. Je ne sais comment remercier la maison d’éditions Le Bord de l’eau qui su rendre possible l’impossible ! Qui a cru à ce livre, qui n’a pas eu peur de publier un livre qui traite de l’eau, dont l’approche est jugée très politiquement incorrecte.   Je suis l’auteure de ce livre, je suis la fondatrice du bureau d’études Phacelia, présidente de Phacelia école paysanne et directrice du programme d’accompagnement Hydronomie®. Celleux qui suivent mes travaux me connaissent et pourront aller directement au prochain paragraphe. Pour les nouvelles et nouveaux abonné.e.s, je suis Marlène Vissac, ancienne maraîchère pratiquant en climat aride et semi aride (Grèce, Portugal, Maroc) et éleveuse d’ovins allaitants en Aveyron. Lorsque je suis rentrée en France en 2016, riche des enseignements de terrain de ces territoires en pénurie d’eau, j’ai été confronté à l’absence de considération de ce qui était en train de se passer : des températures de plus en plus chaudes, des évaporations de plus en plus élevées, des précipitations de plus en plus manquantes puis brutales et une agriculture ronronnant sur ces acquis d’approvisionnement en eau considéré comme illimité. J’ai donc décidé de partager mes expériences, les outils mobilisés pendant des années en ces milieux arides pour accompagner la transition et le renouveau agricole. Aujourd’hui, si j’écris ce livre c’est pour transmettre tout ce qui a été et sont quotidiennement des outils pour palier aux évolutions climatiques. Ces outils je les déploie sur ma ferme et les développe au sein de fermes qui ont sollicité les services Hydronomie® : accompagnement technique et formation action à destination des outils de production.   Le parcours d’Hydronomie® a été jonché d’embuches : compétition, vol de contenus de formation, abus de confiance, concurrence déloyale de certains confrères, appels de détresse de certain.e.s agriculteurices, solitude face aux engagements et aux enjeux à relever pour maintenir un espoir de souveraineté alimentaire et d’agrosystèmes vivants à transmettre aux générations futures. C’est aussi ça la guerre de l’eau. Le manque de coopération, de solidarité, de partenariat et de mise en commun au sein des paires pour porter une voix commune : la sensibilisation aux pénuries d’eau au sein du monde agricole français qui ne se mobilise que trop peu autour de la résilience hydrique des agrosystèmes.   Voyant depuis quelque temps (disons les 2 dernières années de sécheresses significatives) bon nombre de propositions très “main stream”, les méthodes de gestion “régénératives” deviennent presque une mode, avec des profils et des structures qui innondent les ondes de suggestions, d’offres et il y en a pour tous les goûts autour d’une tendance quelque peu prononcée de “solutions miracles” et “à la portée de toustes”. Le livre qui me manquait, j’ai donc décidé de l’écrire. Non pas par prétention mais par manque de propos à débattre, de propositions à consulter et de bases à redéfinir. Particulièrement touchée par les aléas climatiques dans ma profession d’éleveuse, j’ai pris le parti de développer l’activité qui me semblait adaptée au contexte topo-pédo-climatique de mon secteur. Race rustique, travail sur l’immunité, gestion holistique des prairies par le développement du pâturage tournant dynamique, implantation agroforestière en motif Keyline© pour lisser les érosions (hydriques et éoliennes), pour constituer un stock d’humus stable dans les sols très importés, pour combler les manques fourragers, pour soutenir la biodiversité… Ce livre, comme toutes les interventions que je suis amenée à faire dans le cadre du programme d’accompagnement Hydronomie, visent à impulser une réflexion sur la part d’eau dont nous avons besoin. Où est elle stockée et à stocker ? Sous quelle forme est elle mobilisable pour les cultures, les prairies ? Nos choix culturaux sont ils adaptés aux ETR et précipitations du territoire ? La création de réserve est-elle commune ou seulement pour répondre à un besoin de sécurité individuelle ? Quels sont les risques sanitaires et écologiques à créer des réserves individuelles sur les territoires ? Beaucoup de réponses à ces questions reposent sur les sols, leur dynamique biologique, leur stock humique, leur structure, leur capacité d’échanges cationiques (CEC), les communautés mycorhiziennes, les résidus taniques… Qui suis je pour prétendre proposer un tel ouvrage ? Une personne hors cadre, hors institution, autodidacte, passionnée, j’ai choisi de me tenir loin des cursus académiques, machines à former des cerveaux lisses et communs. Je me suis formée au contact de personnes et de travaux tels ceux d’Helene Ingham, Lydia et Claude Bourguignon, Darren Doherty, Allan Savory, Marc André Selosse, Dominique Mansion, Gérard Ducerf, et tant d’autres.   J’ose me plonger corps et âme dans le sujet de l’eau, par passion, par sens du commun, par inquiétude pour le devenir de l’agriculture. J’étudie, j’expérimente, je me forme, je développe, je rédige, je prends les risques et pleinement mes responsabilités. Mais voilà, seule. Seule, car ni Madame Emma Haziza, ni Madame Marine Calmet, ni Monsieur Hervé Coves, ni Monsieur Marc-André Selosse n’osent participer, apporter leur avis, leur lumière, leur soutien. Ce qui n’engage pourtant rien. Ma demande est légitime : solliciter, inviter un.e spécialiste à rédiger quelques lignes sur le besoin fondamental, vital de considérer les enjeux de l’eau, notre dépendance,

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Le sous solage : une technique ancestrale de reprise des sols

Le sous solage est une technique ancestrale de reprise des sols qui s’effectue avec un outil tracté : la sous soleuse. Pratiquée depuis la naissance de l’agriculture, au côté de l’araire, elle refait surface depuis quelques années dans les espaces agricoles de toutes filières. Sous soleuse artisanale – 3 dents amovibles, disques ouvreurs et rouleau refermeur Cet outil est effectivement adapté autant sur les grandes surfaces que sur les petites largeurs, pour les vignes ou les jardins maraîchers. Cet outil est un outil de reprise des sols, car la sous soleuse permet de décompacter progressivement les horizons de sol. Les dents sont amovibles et peuvent descendre de 7 à 48 cm.   Ainsi, progressivement, les profondeurs d’enracinement peuvent augmenter au fur et à mesure que les horizons de sol sont prospectables, par une structure de sol plus aérée.   L’effet de la décompaction permet de débloquer les minéraux et relancer une dynamique biologique des sols, afin d’accroître la fertilité des sols par l’activité biologique et une profondeur d’enracinement plus importante.   Enfin, suivant le motif de circulation, la sous soleuse permet de modifier la circulation de l’eau et améliorer l’humidité de la parcelle, du versant. L’eau gravitaire s’infiltre et suit les sillons formés par les dents de la sous soleuse. Et devient de l’eau capillaire, à fort volume, du à la structuration grumeleuse du sol qui assure la capacité de réserve utile des sols. Sous solage sur motif Keyline – Ferme La Joncas, Camares – Aveyron OBJECTIFS   Décompacter le sol ; Améliorer sa structure ; Améliorer le potentiel d’enracinement des racines ; Débloquer les minéraux grâce aux cycles végétatifs améliorés ; Favoriser la circulation de l’eau.     Le compactage des sols agricoles est un problème important qui diminue, souvent de façon insidieuse, le rendement des cultures, ralentit l’égouttement des sols et augmente les risques de maladies. Avant de recourir au décompactage, un diagnostic de la situation est indispensable, afin de connaître les caractéristiques de la parcelle concernée et de définir les objectifs du sous-solage.     CHOIX & TYPE DE SOUS SOLEUSE   De façon générale, le choix de la sous-soleuse doit se faire selon l’objectif recherché et les caractéristiques du champ. Les critères suivants doivent être pris en compte :    Le degré de bouleversement de la surface du sol tolérable après l’opération ; Le degré d’ameublissement recherché dans l’ensemble du profil ; La gravité de la compaction et la profondeur de la zone compacte.      Les bâtis   Les bâtis de sous-soleuses peuvent être en V ou droits. La sous-soleuse, construite par Franck Chevallier que Hydronomie met à disposition de vos projets, est en bâti droit.     Les étançons    Il y a trois principaux types d’étançons : droits, incurvés et paraboliques. Leur action et la puissance requise sont reliées à l’angle qu’ils font avec l’horizontale (angle d’attaque).      Étançon droit :   L’étançon droit a un angle d’attaque de 90° ne fait pas remonter la terre, il permet de limiter le bouleversement du sol mais requiert plus de puissance que les autres types d’étançons. C’est le modèle de la sous-soleuse de Hydronomie.     ​Les socs (ou pointes)    Les socs se distinguent par leur largeur, leur hauteur de soulèvement des ailettes, leur angle d’attaque et leur longueur. Le degré d’ameublissement du sol est fortement dépendant de leur géométrie.      Largeur des socs    Les socs sont soit étroits, soit larges grâce à la présence d’ailettes. La largeur d’un soc étroit peut varier de 2,5 à 12,5 cm. En ce qui concerne les socs avec ailettes, ces dernières sont fixées directement sur le soc ou, plus rarement, sur l’étançon. La largeur totale du soc avec ailette varie de 15 à 30 cm.      Lors du sous-solage, les ailettes permettent de :    Ameublir une proportion beaucoup plus importante de sol ;  Diminuer la puissance requise par unité de volume ameublie ;  Augmenter la profondeur critique.      ​Bien qu’une dent avec ailettes augmente la puissance requise de 10 à 20 %, l’augmentation du volume de sol ameubli permet d’augmenter l’espacement entre les dents de 30 % et donc de diminuer le nombre de dents requis pour une largeur donnée d’ameublissement.     Angle d’attaque et longueur du soc    L’angle d’attaque pour une bonne pénétration du soc dans le sol et un ameublissement optimum devrait idéalement être autour de 20 à 25o. Plus il est faible par rapport à l’horizontale, plus il pénètre facilement dans le sol. Par conséquent, pour une même hauteur de soulèvement, plus le soc est long, plus il pénètre facilement dans le sol.     Lorsque l’angle d’attaque est trop important (ce qui n’est en général pas le cas pour les sous-soleuses commercialisées), le sol est poussé en avant au lieu d’être soulevé vers l’avant et le sol est comprimé au lieu d’être décompacté. DIAGNOSTIC DE SOL   Les caractéristiques de sol les plus importantes à considérer sont la texture, la rapidité du drainage, la profondeur de la compaction et la topographie.      1 – Texture du Sol et Humidité    La texture du sol a une grande influence sur la capacité du sol à la compaction. Le succès de l’opération de décompactage varie avec en fonction de la texture et du taux d’humidité du sol. Pour rappel, le régime hydrique d’un sol dépend de la texture qui induit la force de rétention, de la structure qui influence la circulation de l’eau et la porosité qui engendre le volume du réservoir hydrique.     2 – Capacité d’infiltration    L’humidité du sol a un rôle important sur sa capacité à se compacter, en particulier pour les sols argileux, il est primordial de s’assurer que le réessuyage est rapide, ce qui implique de vérifier la capacité d’infiltration du sol à la surface et en sous sol. L’amélioration de l’infiltration doit donc être faite avant tout sous-solage.      Profondeur de la compaction    La gestion du sous-solage doit se faire en fonction de la profondeur de la couche cultivée et compacte et de la profondeur possible de sous-solage.      3 –

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BAISSIÈRE : ouvrage permettant de collecter l’eau bleue et d’optimiser l’eau verte

Pendant que cet article est écrit, il y a du grabuge dans l’hémicycle ! Plus particulièrement chez les producteurs de citrons et de kiwis de France. Le Journal officiel publie chaque semaine de nouveaux arrêtés, permettant d’adapter les cahiers des charges aux conditions climatiques : LA SÉCHERESSE.     Le 2 mars 2023, un arrêté est publié au Journal Officiel pour indiquer que le ministère de l’agriculture donne son accord pour modifier le cahier des charges de l’IGP “citron de Menton”. En effet, à cause des sécheresses à répétition, les citrons de Menton ne sont plus en mesure d’atteindre les dimensions initialement établies dans le cahier des charges de l’IGP, passant donc de 53 mm de diamètre à 45 mm. Les fruits de diamètre inférieur seront exclusivement réservé à la transformation.   Quelques semaines plus tôt, il s’agissait de l’IGP “kiwi de l’Adour” qui adaptait ses règles d’épandage des engrais azotés. Crédit photo Steve Doig @Unsplash Au même moment, il y a une annonce faite à l’occasion d’une conférence de presse des Régions de France le 1er mars, où le président de l’Assemblée de Guyane Gabriel Serville a proposé “d’organiser une solidarité” avec l’agriculture métropolitaine, promise à des sécheresses de plus en plus récurrentes, en organisant l’envoi de “tankers d’eau”. Puisque des départements en France métropolitaine sont en restriction depuis plus de 10 mois consécutifs et qu’aucune mesure n’est prise, ce territoire ultramarin qui “connaît des pluies torrentielles, en recrudescence absolue”, nous pouvons peut-être “imaginer que la Guyane soit demain un pourvoyeur d’eau douce”. D’après cet élu, il est opportun que la question se pose sérieusement, et qu’il serait pertinent de “prendre le temps de l’analyser”.     Selon Météo-France, la Guyane a connu en 2021 “l’année la plus arrosée depuis le début des observations météorologiques» dans cette région en 1955. Selon le service météorologique, la commune de Guyane la plus arrosée cette année aura été Roura avec 6082,5 mm, et la moins arrosée Awala-Yalimapo avec 2889,2 mm. De quoi faire saliver la France métropolitaine, qui reçoit en moyenne de 800 mm par an. Crédit photo Prithivi Rajan @Unsplash Ici, en Sud Aveyron ou dans le Lauragais, nous oeuvrons plus humblement. À l’image des paysans qui ont franchi le pas et ont choisi d’être accompagnés par Hydronomie pour faire face aux changements climatiques et ce de façon pérenne.     Nous avons commencé chez chacun, par dimensionner et réaliser des baissières ou noues pour les Nordistes. Les baissières sont des ouvrages simples de réalisation qui permettent de collecter l’eau de ruissellement, et donc de ralentir le ruissellement, pour répartir l’eau sur la longueur d’un versant, et lui permettre de s’infiltrer dans le sol, au fur et à mesure des capacités de ce dernier.     Les baissières / Noue / Swale   Fonctionnement :   Les baissières sont construites perpendiculairement à la pente et strictement sur courbe de niveau. Construite à partir de la terre, elle prend forme dès l’excavation du fossé créé. Les baissières forment simplement une sorte de nid qui collecte et ralentit l’eau de pluie de ruissellement, lui permettant de s’infiltrer et diminuer l’érosion. Si on implante des plantes ou arbres on obtient une meilleure stabilité du sol et de la capacité d’infiltration.   Objectifs :   Intercepte et infiltre les eaux de ruissellement dans des zones localisées.   Ainsi, la baissière permet de ralentir l’eau de ruissellement, en la collectant. Puisqu’elle est construite sur courbe de niveau, elle va permettre de répartir l’eau sur toute la longueur de l’ouvrage. Hydratant ainsi les crêtes asséchées du versant. Et enfin, permettre d’infiltrer l’eau dans le sol, par un effet “plume”, de l’eau bleue à l’eau verte ! Baissière – Crédit @hydronomie Où l’utiliser ?   Utile sur les pentes jusqu’à 32,5%. Non recommandé sur sol hydromorphe. Non recommandé au sol pauvre en matière organique. Dimensionnement pour le maximum de précipitations lors d’orage / la plus grande intensité de pluie Les trop-plein sont à solidifier (empierrement par exemple) et placer en crête ou en bordure de parcelle.     Précaution   Il est primordial que les baissières et surtout les bourrelets / lèvres des baissières soient au même niveau, car si il y a des points creux sur la berge, l’eau suivant toujours les chemins les plus faciles pourrait endommager les travaux lorsque l’ouvrage est plein et créer une forte érosion, comme si nous n’avions rien fait !     Les bourrelets / lèvres des baissières peuvent être fortifiés à leur base par des roches et même sur toute leur hauteur en cas de gros orages et donc d’importants volumes de ruissellement     Fortifier les trop plein des baissières, surtout lorsqu’elles se suivent     Implanter un couvert végétal sur les berges de la lèvre afin de maintenir rapidement l’ouvrage et augmenter son potentiel d’infiltration.     Dans les région à fort vent, remplir la “cuvette” de la baissière avec de la matière organique carbonée (écorce, broyat, branche, etc…).     Pour associer une végétation pérenne à l’ouvrage, implanter les arbres ou arbustes en fonction de leurs besoins spécifiques et des conditions climatiques de la région. Exemple : pour les climats tempérés et les arbres ayant besoin d’humidité en été, placer l’arbre dans le fossé si il supporte d’être immergé en hiver ou en aval si il ne supporte par d’être immergé.     Pour protéger les baissières des animaux pâturant, il est tout à fait possible de placer un hérisson (fut d’arbre avec tronçons longs de branches) sur l’ouvrage. Seules le chèvres s’en amuseront, pour lesquelles seules une clôture protégera l’ouvrage.     Entretien   Vérifier leur état souvent et spécialement après de gros orages ou de fortes précipitations périodiques   Renforcer les bourrelets érodés Vérifier les trop-plein et les fortifier si besoin Les curer tous les 7 à 10 ans (en fonction de la vitesse de remplissage et des matériaux organiques alentour) Si la baissière n’a pas été bien placée, il est possible de créer de petit barrage dans sa cuvette afin d’intercepter et de ralentir l’eau avant qu’elle ne s’échappe (les barrages intérieurs ne devraient pas

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EAU BLEUE – PRÉCIPITATIONS – ÉVAPOTRANSPIRATION : cela impacte l’irrigation et les perspectives d’avenir pour assurer les besoins agricoles

Le cycle de l’eau bleue est de plus en plus affecté par le changement climatique, malgré les volumes d’évapotranspiration qui augmentent. Ce qui accroît inévitablement les conflits d’usage dans les territoires. Combien d’outils de production n’envisagent aucune évolution de leurs itinéraires techniques ou des aménagements potentiels et attendent, par exemple, la via dominitia, qui promet une augmentation de l’irrigation d’ici 12 ans ?!     Non seulement plus il fait chaud, moins il pleut et plus les végétaux souffrent de stress hydrique, et donc les cours d’eau ou les nappes ne permettent plus d’acheminer les besoins en eau.   Mais plus il fait chaud plus les évapotranspirations augmentent et les précipitations deviennent de moins en moins efficaces*. À la différence de la production énergétique, l’irrigation consomme la majorité de l’eau prélevée en raison de l’évapotranspiration des plantes. Pour réaliser ce travail de recherche, l’agence s’est basée sur trois scénarios prospectifs d’usage :   « tendanciel », qui prolonge les tendances passées ; « politiques publiques », qui simule la mise en place des politiques publiques récemment annoncées ; et « de rupture », qui se caractérise par un usage sobre de l’eau.     Seul le scénario de rupture permet de contenir l’augmentation des consommations. Ce scénario envisage de s’appuyer sur :   « une réduction de la consommation de viande de 50 % par rapport à la consommation actuelle », l’abandon de la construction de nouvelles retenues de substitution (ou mégabassines), « le développement de pratiques agroécologiques » et un déploiement contenu des surfaces équipées en irrigation (+12 % entre 2020 et 2050).     Sur le territoire de la ferme Phacelia & cie (qui déploie les stratégies Hydronomie) dans le Ségala Aveyronnais à 500m d’altitude, il y a une accumulation de 1200mm de précipitations pour l’année 2024. Pourtant, lors de la plantation de saule, avec la tarière à 60 cm de profondeur le 10/12/24 le sol était sec comme une fin d’été ! Synthèse des relevés météorologiques pour 2024 sur la ferme Phacelia & vcie OÙ SONT PASSÉS CES 1200 MM DE PRÉCIPITATIONS ?   L’année 2024 marque l’année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. Dans ces conditions, les précipitations sont immédiatement mobilisées par le végétal qui augmente son activité métabolique et évapotranspire une immense partie des précipitations. Résultats :   baisse de la qualité nutritive des cultures, des herbacées prairiales ; baisse du rechargement des nappes et des cours d’eau ; augmentation du volume de vapeur d’eau dans l’atmosphère (gaz à effet de serre) ; diminution de la minéralisation, donc de la fertilité des sols et donc de leur capacité à retenir l’eau.     Si l’eau d’irrigation permet de gonfler les volumes de production, elle diminue la qualité nutritive des cultures, des prairies. Le bilan carbone des fermes s’en retrouve impacté. Ces évolutions climatiques sont à considérer sérieusement et “rapidement”. Les outils de production sont artificialisés par les pratiques agricoles mais sont influencés par les écosystèmes qui les environnent. Ces écosystèmes évoluent en fonction des évolutions climatiques. Et leurs réponses varient suivant leur résilience, leur conditions pédo-climatiques. Certains écosystèmes sont plus impactés que d’autres comme le montre cette étude menée sur 8 mois en Australie. Même si l’Australie est loin du contexte Français, les réponses des végétaux ont beaucoup à nous apporté. Cette étude a révélé que le réchauffement réduisait la photosynthèse chez toutes les espèces de la forêt de Daintree. Les taux de photosynthèse ont chuté en moyenne de 35 % dans les feuilles chauffées par rapport aux témoins non chauffés. Cette baisse est due à deux facteurs clés.   Premièrement, les pores des feuilles, appelés stomates, qui permettent au dioxyde de carbone d’entrer et à l’eau de s’échapper, sont devenus moins ouverts en réponse à l’air plus sec autour des feuilles réchauffées. Deuxièmement, les températures plus élevées ont interféré avec les enzymes essentielles à la photosynthèse, réduisant ainsi leur capacité à fixer le carbone.     Même après huit mois de réchauffement, les arbres ont montré peu de capacité à s’adapter aux températures plus élevées. Ils n’ont pas amélioré leur capacité à photosynthétiser efficacement à des températures élevées, ni modifié la température maximale à laquelle la photosynthèse pouvait être maintenue. Cela conforte l’idée selon laquelle ces arbres pourraient déjà fonctionner à proximité de leurs limites thermiques. Ces découvertes portant sur une absorption réduite de carbone et d’une diminution des pertes d’eau dues à la fermeture des stomates sous des températures plus chaudes s’alignent sur le concept d’une « impulsion affaiblie » de l’échange d’eau dans les systèmes tropicaux.     Cela a des implications significatives pour le cycle mondial de l’eau. Alors que la fermeture des stomates peut limiter les rejets d’eau dans l’atmosphère, une atmosphère plus sèche extrait simultanément plus d’humidité des arbres, créant ainsi une dynamique complexe. La réponse des forêts tropicales (ce qui est le cas de la forêt de Daintree) au réchauffement affectera sans aucun doute le cycle de l’eau. D’autres études ont également souligné les effets néfastes du changement climatique sur les écosystèmes tropicaux, notamment une atmosphère plus chaude et plus sèche. Les environnements tropicaux de plaine sont déjà proches des limites physiologiques de la photosynthèse. Cela laisse peu de place aux arbres pour s’adapter à la hausse des températures et aux conditions plus sèches. Combinées aux prévisions de réchauffement et d’assèchement issues des modèles climatiques, ces études révèlent que les forêts tropicales sont moins résilientes face au changement climatique, affaiblissant ainsi leur rôle de poumon de la Terre.     COMMENT ACCOMPAGNER LES CULTURES LORS DES FORTES ÉVAPOTRANSPIRATION ?   Cependant toutes les espèces ne sont pas également vulnérables. Des recherches récentes montrent que les espèces à croissance rapide sont moins affectées par le réchauffement que celles à croissance lente. Bien que cela soit prometteur, il est important de garder à l’esprit que les espèces qui vivent plus longtemps jouent le rôle le plus important dans le stockage du carbone à long terme.     Ces résultats soulignent l’urgence de protéger les espaces sauvages, les outils de production diversifiés permettant de limiter l’ampleur du réchauffement climatique par les émissions de dioxyde de carbone. Les stratégies de conservation devraient se concentrer

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La réserve utile des sols et le régime hydrique

Cette année il pleut, il pleut, il pleut ! Si bien que les enjeux de l’eau semblent avoir été emportés, érodés. Plus personne ne se plaint de sécheresse. Plus personne ne se préoccupe de manquer d’eau. Pourtant, qu’il manque d’eau ou qu’il y en ait trop, cela relève d’un déséquilibre à accompagner pour augmenter la résilience des outils de productions qui restent bel et bien à bout de souffle. Certains territoires sont inondés, d’autres en carence tant les précipitations ont dilué la valeur nutritionnelle des prairies ou ont empêché la croissance des cultures.   Alors, pendant qu’il pleut, concentrons nous sur la capacité des sols à absorber ou non toute cette eau, en espérant qu’elle y reste jusqu’à la prochaine sécheresse !   1. Micro et macro porosité définissent la structure du sol   La solution du sol est la fraction liquide de ce dernier et est riche en ions et molécules minérales et organiques. Par rapport aux constituants solides, qui traduisent souvent d’une évolution à long terme, elle reflète le fonctionnement actuel. La teneur globale en eau d’un sol est soumise à des changements très rapides, fonction des précipitations, de l’évapotranspiration et des remontées capillaires. Ces dernières varient selon le dénivelé, le taux de matière organique et de la porosité du sol, ainsi que son assolement. La pérennité de la solution du sol le long d’un bassin versant dépend beaucoup, de la perméabilité de la roche sous-jacente. Par exemple sur des gneiss imperméables, la même eau peut traverser successivement de nombreux sols alors que sur un calcaire fissuré, elle disparaît immédiatement en profondeur. La solution du sol influence les êtres vivants de multiples manières et à des échelles variées. Il y a la nutrition des plantes, puisque celles-ci y plongent leurs radicelles pour absorber l’eau et les éléments nutritifs qu’elle contient. La solution du sol joue ici le rôle d’intermédiaire entre les cellules du rhizoderme et le complexe argilo-humique. À une autre échelle, la solution du sol régule les échanges nutritifs de tous les organismes unicellulaires qui y vivent de manière « incluse », comme les bactéries ou les protistes. Leur nutrition se fait directement à travers leur membrane cellulaire, d’où une grande sensibilité à toute variation de la qualité de la solution du sol. Des stratégies d’évitement in situ sont alors mises en place, comme la sporulation ou l’enkystement, menant à des formes de vie ralentie abaissement au maximum le métabolisme, et par là la respiration et les besoins en oxygène. Selon le degré d’humectation, les vides du sol sont occupés en majeure partie soit par l’eau soit par l’air. Leur ensemble représente la porosité, une propriété du sol qui reflète le volume des vides du sol, exprimé en pourcentage du volume total. La porosité donne une bonne idée de l’état structural.   Selon la taille des pores, elle se subdivise en :    Macroporosité (> 50 microns), pouvant être remplis par l’eau gravitaire rapidement drainée et souvent colonisés par les racines de taille moyenne ; Mésoporosité ou porosité capillaire (de 0,2 à 50 microns) retenant l’eau utilisable par les plantes ; Microporosité (inférieurs à 0,2 microns) retiennent l’eau dite inutilisable.  La mésoporosité dépend beaucoup de la texture, la macroporosité surtout de la structure.    La porosité renseigne sur les capacités hydrique ou atmosphérique d’un sol, en volume ou en flux. La seule indication de la porosité ne suffit pas car la circulation de l’eau ou de l’air dépend aussi des relations entre les vides du sol et leur mode d’arrangement. Le potentiel général de circulation de l’eau dans le sol est révélé par sa conductivité hydraulique. Quant à la circulation de l’air dans le sol, en particulier de l’oxygène, elle est déterminante pour la croissance racinaire et l’activité de la microflore, très sensible au degré d’anoxie. Les échanges gazeux se font par équilibrage entre atmosphère du sol, atmosphère hors sol et gaz dissous dans la solution du sol.     EN RÉSUMÉ Marcoporosité = porosité structurale Microporosité = porosité plasmique   2. Le régime hydrique   Le régime hydrique est la résultante des variations de teneur en eau du sol au cours de l’année. Le régime hydrique du sol dépend directement des trois propriétés déjà abordées :    La texture qui détermine les forces de rétention de l’eau La structure qui influence la circulation de l’eau La porosité qui définit le volume du réservoir hydrique du sol   La quantité « totale » d’eau retenue par un sol est la différence de poids d’un échantillon avant (poids frais) et après (poids sec) dessiccation à 105°C. Facile à déterminer, la teneur en eau est en réalité pauvre en renseignements écologiques en raison de son extrême sensibilité aux précipitations récentes, à la condensation, au drainage ou au couvert végétale.  Ce qui est beaucoup plus intéressant est la répartition de l’eau en fonction des capacité de rétention du sol… Dans le sol, l’eau se présente sous trois états principaux, en fonction de la force avec laquelle il la retient et selon la disponibilité pour les plantes : eau de gravité, eau utile et eau inutilisable. Leur part respective de teneur en eau dépend de la texture (variante immuable) et du taux de matière organique.    L’eau de gravité ou eau libre est la plus mobile, elle remplit la macroporosité et la noie par gravitation jusqu’au point de réessuyage. Elle n’existe dans les sols que dans les heures ou les jours qui suivent une précipitation ou en cas de nappe phréatique superficielle permanente. Quand les forces dues à la gravitation s’équilibrent avec la force de rétention du sol, le point de ressuyage est atteint : l’eau restante est conservée dans le sol et constitue la capacité au champ.    Mieux retenue que l’eau de gravité, l’eau utilisable ou réserve utile (RU) remplit les pores du sol de diamètres compris entre 0,2 et 50 microns ou forme des films de 5 à 10 nm à la surface des particules. Les racines l’absorbent jusqu’au point de flétrissement temporaire, réversible, puis jusqu’au point de flétrissement permanent qui est atteint lorsque la force

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EAU BLEUE / EAU VERTE : LES ÉCARTS SE CREUSENT ENTRE ÉVAPOTRANSPIRATION RÉELLE & PRÉCIPITATION

Depuis 1997, les rendements des productions agricoles chutent, les cultures irriguées comme non irriguées.     Après un début de saison favorable, la pousse cumulée des prairies permanentes est devenue en juillet inférieure de 3% à la moyenne de la période de référence 1989-2018, rapporte le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste) dans une note de conjoncture parue le 27 juillet. Dans 10% des régions fourragères, la production d’herbe est déficitaire à plus de 25%, précise Agreste. En cause, des «pluies peu abondantes» et des «températures élevées» qui n’ont pas permis la reprise de la pousse dans de nombreuses régions.     Alors que les projets de réserves monstrueuses de substitution abondent dans le pays, il semblerait que la cause soit bien plus importante et les solutions bien ailleurs que ce pansement gigantesquement grotesque. L’évolution climatique brutale impose une plus grande capacité d’adaptation que de faire les mêmes propositions, en privatisant les moyens, qui sont loin de ne reposer que sur les volumes d’eau.     À ce sujet fort de polémique, des méga bassines, six experts des Nations Unies ont adressé une lettre au gouvernement français. Cette lettre a été rendue publique le 18 juillet et est accessible au lien suivant :   https://spcommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gId=28077     Ces six rapporteurs spéciaux des Nations Unies écrivent notamment :   « Nous soutenons que les financements liés à l’eau en agriculture doivent être massivement réorientés vers le soutien et le développement de pratiques permettant de retenir l’eau dans les sols, la protection de l’eau et l’économie des ressources en eau. » Avenant- Bilan humique PhaceliaCie ACCOMPAGNEMENT HYDRONOMIE   L’étude & le programme Hydronomie® sont engagés grâce à la fondatrice & directrice Marlène Vissac. Ce rapport est établi suivant le contexte du projet et des caractéristiques topo-pédo-climatiques du site, il ne serait être adaptable à un autre site et projet.     Ce document synthétise les aménagements et étapes à réaliser : aménagement pour soutenir les espaces de production, présentation de stratégies d’hydratation, emplacement des plantations & trames écologiques ainsi que quelques itinéraires techniques, répondant aux besoins des activités du projet et du site.     Les objectifs de l’accompagnement 2024 concernent l’ilot de 6 ha, en fermage, en régénération prairiale. La préservation et le développement de la biodiversité sont parties prenantes du projet de transition du site de production. Le programme d’Hydronomie® se concentre sur l’amélioration de la circulation de l’eau bleue & verte, sur l’ensemble des parcelles et ce en profondeur, afin d’augmenter la résilience hydrique et la fertilité tout en limitant l’érosion et l’évaporation. Ces enjeux sont abordés par une approche holistique et globale. Les aménagements détaillés dans le présent dossier comprennent l’implantation d’un système agroforestier sur motif infiltrant, orientant également les itinéraires techniques, dans le but de favoriser l’infiltration de l’eau et la décomposition des matières organiques. Il s’agit de cultiver l’eau verte pour restaurer l’eau   bleue.     Les intentions ainsi que les objectifs généraux & opérationnels développés par la présente étude sont de :   Développer des trames d’hyperfluidité par la mise en place de système agroforestier, de bosquets, connectés les uns aux autres ; Implanter des arbres auxilliaires afin d’augmenter la résilience de l’outil de production et assurer les continuités du paysage ; Régénérer les zones humides, afin qu’elles soient connectées au système de production et environnemental ; Créer des ouvrages de rétention d’eau de ruissellement pour favoriser le développement d’un écosystème naturel, dont les trop-pleins permettront de faire circuler l’eau de façon à hydrater homogénéiquement l’ensemble du système ; Implanter des trames vertes, bleues et brunes favorisant l’installation et le développement d’une biodiversité riche ; Intégrer au système de production les lisières, des grands arbres véritables joyaux ; Créer un système multi étagé, mycorhizé, connecté permettant de favoriser une hyper-fluidité des minéraux, des oligo-éléments, du carbone liquide et de l’eau de ruissellement et de condensation ; Intégrer des arbres et des lianes à endomycorhizes à feuilles d’ombres, fraîches, dans des niches propices sur les rangs, afin de développer les potentiels de condensation et décaler les points de rosée limitant ainsi les risques de maladies cryptogamiques ; Développer et maintenir des couverts végétaux à l’année, avant & pendant la plantation des arbres (à contrôler impérativement pendant la 1ère année des arbres) ainsi que dans la gestion de culture rendus possibles par les itinéraires techniques proposés ; Tous les arbres auxiliaires devront avoir tous leurs bourgeons apicaux et terminaux, dans le but de favoriser un développement racinaire complet et résilient (racine pivot et racines de prospection).     Le dossier technique complet est disponible, il vous suffit d’un clic, d’un moment calme et d’être confortablement installé.e pour le consulter : En effet, les vannes peuvent s’ouvrir, mais quand le sol ne peut pas absorber l’eau, alors les cultures n’en bénéficient pas et les éléments nutritifs finissent par charger les cours d’eau. Scénario bien connu mais qui reste malheureusement peu considéré.     EAU – SOL – PLANTE   Une plante absorbe et régule l’eau par 3 voies : les racines, les vacuoles (organes présents sur les tiges) et les stomates (organes présents sur les feuilles). Les racines absorbent l’eau CAPILLAIRE présente dans le sol. Cette eau est résiduel, c’est à dire que c’est l’eau qui reste accrochée aux particules présentent dans le sol ou mieux qui forment le sol. L’eau capillaire forme alors un film autour des particules (rendu possible par le phénomène de tension active) lorsque l’eau gravitaire s’est écoulée, attirée par la traction terrestre verticalement (lorsque les sol sont fracturés, très poreux) ou horizontalement (lorsque les sols sont imperméables ou saturés).   Lorsque que la quantité d’eau bleue ou gravitaire est importante, la force gravitationnelle est trop importante par rapport à la force de succion des racines et à la force d’attraction des particules. L’eau est donc drainée avec tous les éléments qu’elle va dissoudre et est inutilisable pour les plantes. Lorsque que le sol est très compact, que la porosité est nulle, alors la force d’attraction de la matière est plus forte que la force de succion des racines. L’eau

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L’inoculation des mycorhizes par quelques procédés artisanaux

Il existe différentes méthodes pour inoculer un cortège de champignons mycorhiziens. Les méthodes présentées ici sont toutes différentes, mais ont toutes une chose en commun : le plus grand nombre possible de spores fongiques doivent être inoculées de sorte qu’elles puissent recevoir le plus sûrement possible les signaux chimiques de la plante hôte, qui vont ainsi inciter les spores à ramifier leurs hyphes aux racines et ainsi établir les relations mycorhiziennes.   Sans un signal émis par la plante, la spore mycorhizienne peut germer, mais elle ne donnera lieu à aucune colonisation et ne sera d’aucun bénéfice pour la plante.     FORMULATIONS DE PROPAGULES MYCORHIZIENNES ARBUSCULAIRES    Il existe 3 types de formulations de propagules. La propagule est une combinaison de spores et de fragments hyphaux qui contient des arbuscules pouvant agir comme des spores.     1. Propagules mélangées avec des substances granuleuses   Ces mélanges sont disséminés dans le sol ou autres supports de culture et sur les racines de différentes façons.     2. Propagules mélangées dans le sol   Ce sont des sols naturels qui contiennent des champignons mycorhiziens connus. Il est possible de fabriquer son propre mélange sol-champignons en utilisant des fragments de racines de plantes.     3. Propagules mélangées dans un liquide   La formulation liquide est une innovation importante qui augmente les emplois des spores mycorhiziennes : on peut les utiliser en goutte à goute et les systèmes d’irrigation qui permettent de les faire circuler jusqu’aux plantes existantes.     Les formulations varient selon le genre particulier et l’espèce de spores fongiques incorporées. La même ne convient pas partout, tout dépend du contexte pédologique, climatiques, des pratiques agricoles, des plantes cultivées, etc…     La meilleure manière d’établir des mycorhizes arbusculaires dans les milieux agricoles consiste à pratiquer l’inoculation juste avant de semer ou de transplanter. Ainsi les plantes peuvent profiter de la mycorrhizae dès le premier jour qui suit leur germination.     Les méthodes d’application de l’inoculation varient selon les situations sur le terrain :   Inoculation des graines   Elles sont erronées dans des formulations sous forme de granulés ou de poudre, ou vaporisées avec des formules liquides.   En vaporisant d’abord les graines avec de l’eau, on aide les mélanges granuleux à adhérer plus facilement.     Germination et inoculation de graines   Toutes les formulations peuvent être utilisées dans le sol où les graines ont germé.   Les cubes de démarrage, les cubes de transplantation et les milieux de culture pour l’hydroponie peuvent tous être inoculés avec des granulés ou des liquides.   Commes les champignons mycorhiziens prospèrent lorsque le pH est entre 5.5 et 7, les supports utilisés doivent avoir le bon pH pour accepter l’incluant.     Inoculation sur racines nues   Elles peuvent être vaporisées, poudrées ou trempées dans la formulation quelle qu’elle soit. Il en résultera ainsi une inoculation     Inoculation sur racines nues dans le sol   Cette méthode consiste à mettre en terre des plantes à racines nues dans un sol qui contient déjà des propagules mycorhiziennes arbusculaires. Cette méthode va se traduire par la formation de mycorhizes.   En couvrant les racines des jeunes plantations avec des branches de bois sénescentes en voix de décomposition et donc inoculer naturellement de mycorhizes, la formation de mycrohizes en sera facilitée.     Inoculation au moment de la transplantation   Les formulation sous forme de granulé ou de liquides peuvent être utilisées sur les racines des plantes au moment de leur transplantation.   Les spores peuvent être mélangées dans le sol de transplantation en utilisant n’importe quelle formulation     Inoculation de la racine   Toutes les formulations peuvent être employées pour nourrir les racines des plantes en place. Tant qu’elles restent en contact avec les racines.   – Les formulations liquides peuvent être utilisées en surface.   – Les mélanges de granulés et de sol peuvent perte placés à la surface pour les plantes dotées de racines superficielles dans des terrains meubles   – Pour les racines profondes il est préférable d’aménager des canaux vers la zone racinaire (en utilisant la gravité à leur avantage). En remplissant ces canaux de granulés ou de sol, le déclenchement de signaux racine-champignon est favorisé et permet la formation des mycorhizes arbusculaires.     VÉGÉTAUX QUI FORMENT DES MYCORHIZES ARBUSCULAIRES   Légumes & aromates   Ail – Anteh – Basilic – Bourrache – Carotte – Carvi – Céleri – Chanvre – Ciboulette – Concombre – Courgette – Estragon – Fenouil – Haricot – Houblon – Hysope – Marjolaine – Melon – Menthe – Oignon – Origan – Panais – Persil – Poireau – Pois – Poivre – Poivron – Pomme de terre – Potiron – Romarin – Sauge – Thym – Tomate Légumes maraîchers Fruitiers   Abricot – Airelle – Cerise – Fraise – Framboise – Griotte – Groseille – Mûre – Myrtille – Pêche – Poire – Pomme – Raisin Grenadier en maturation Arbres champêtres   – Ajonc d’Europe Ulex europaeus   – Buis commun Buxus sempervirens   – Fusain d’Europe Euonymus europaeus   – If commun Taxus baccata   – Marronnier d’Inde Aesculus hippocastanum   – Nerprun purgatif Rhamnus cathartica   – Orme de montagne Ulmus glabra   – Prunellier Prunus spinosa   – Sureau noir Sambuca nigra   – Troène commun Ligustrum vulgare     VÉGÉTAUX QUI NE FORMENT PAS DE MYCORHIZES ARBUSCULAIRES   Arroche – Betterave – Brocoli – Colza – Choux – Cresson – Épinard – Moutarde – Navet – Radis – Raifort – Roquette     VÉGÉTAUX QUI FORMENT DES ASSOCIATIONS ECTOMYCORHIZIENNES   – Alisier Tormital – Sorbus torminalis   – Bouleau nain – Betula nana   – Bouleau pubescent – Betula pubescens   – Bouleau verruqueux – Betula pendula   – Cerisier – Prunus cerasus   – Charme commun – Carpinus betulus   – Châtaignier – Castenea sativa   – Epicéa commun – Picea abies   – Epinette de Sitka Picea sitchensis   – Hêtre commun – Fagus sylvatica   – Mélèze – Larix spp.   – Noisetier – Corylus avallana   – Pin maritime – Pinus pinaster   – Pin

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L’aménagement des paysages doit s’établir en fonction des ressources locales, adapté aux caractéristiques des têtes et fonds de bassin versant

Depuis quelques années, Hydronomie® se déploie sous la forme de tables rondes et de conférences. En fin d’année 2023, une intervention pour le salon du vin bio du Tarn a missioné Marlène Vissac, fondatrice et technicienne Hydronomie®, pour aborder le sujet de l’eau. Cette discussion a suivi un documentaire (DE L’EAU JAILLIT LE FEU de Fabien Mazzocco) traitant de l’état du marais Poitevin et des tensions autour des multiples méga bassines en projet. Traité du sujet des méga bassines est certes intéressant et politique, néanmoins assez éloigné des territoires Tarnais et Aveyronnais. La discussion a amené le public vers un aspect souvent oublié lorsque le sujet des méga bassines est abordé.     En effet, la construction de méga bassines en Charente maritime est interpellant : ce département est situé au fond du bassin versant Loire-Bretagne, il bénéficie d’un grand volume d’eau dû à sa localisation dans le bassin versant. Alors pourquoi construire des méga bassines en fond de bassin versant ? Ce fut la question qui a suscité un grand nombre de réflexions, notamment de la part d’anciens agronomes (d’environ 40 ans) autrefois chargés de déployer les choix culturaux et les itinéraires techniques en fonction des potentiels agronomiques et hydriques des territoires. Comptant sur les ruissellements provenant des têtes de bassin versant. Seulement voilà, cette stratégie n’est plus soutenable puisque les volumes d’eau captables ne sont plus suffisants pour soutenir les choix culturaux et les itinéraires techniques.     Que c’est il passé ?   Une baisse des précipitations sur l’ensemble du territoire depuis 30 ans. Une augmentation des températures entraînant un fort taux d’évapotranspiration entraînant un besoin hydrique plus important. Des sols en grande incapacité de stocker l’eau capillaire et d’infiltrer l’eau gravitaire jusqu’aux nappes, affaiblissement les débits des cours d’eau. L’ablation des haies, bosquets et corridors entraînant érosion hydrique et éolienne, fort impact solaire, perte des humus stables. Pluie captée par la végétation ÉVAPOTRANSPIRATION VS PRÉCIPITATIONS   L’évapotranspiration est une composante essentielle du cycle de l’eau et du bilan hydrologique.    On estime ainsi que 70% de l’eau totale reçue sur une zone (précipitation) est renvoyée dans l’atmosphère à travers le processus d’évapotranspiration, tandis que les 30% restants constituent un écoulement de surface et souterrain : les dites précipitations efficaces.    Il existe deux types d’évapotranspiration pris en compte dans les études hydrologiques :   l’évapotranspiration potentielle (ETP ou ET0) l’évapotranspiration réelle (ETR).      L’évapotranspiration potentielle ETP peut se définir comme la somme de la transpiration du couvert végétal, à travers les stomates des plantes, et de l’évaporation du sol qui pourrait se produire en cas d’approvisionnement en eau suffisant (disponibilité en eau non limitative) pour un couvert végétal bas, continu et homogène sans aucune limitation (nutritionnel, physiologique ou pathologique).    L’ETP est une valeur calculée par des formules mathématiques qui a été introduite par Thornthwaite en 1948, puis reprise par Howard Penman dans sa formule de calcul (1948). L’évapotranspiration réelle ETR est la quantité totale d’eau qui s’évapore du sol/substrat et des plantes présentes dans une zone lorsque le sol est à son taux d’humidité naturel. Elle peut être estimée par type de culture à partir d’un bilan de l’eau du sol ou issue de modélisation (modèle SIM2).    Contrairement à la pluviométrie, les valeurs mensuelles d’ETP ne varient pratiquement pas d’une année sur l’autre. Par contre, il y des variations qui peuvent être importantes d’un jour à l’autre, en fonction de la climatologie. Les facteurs qui jouent le plus sur ces variations sont les températures et le vent.      L’ÉVAPOTRANSPIRATION =    évaporation de l’eau contenue dans le sol + eau transpirée par les plantes    UNITÉ   Elle est exprimée en mm.    Pour rappel : 1 mm = 1 l/m2 ou 10 m3/ha.      Prenons l’exemple de Toulouse, une mégalopole du bassin versant Adour & Garonne, où sont produits l’ensemble des productions agricoles : céréales, protéagineuses, oléagineuses, légumes, viandes, lait, oeufs, vin, fruit. Et où l’évapotranspiration est plus importante (près du double) des précipitations. Précipitations et évapotranspiration de Toulouse – Image Hydronomie® Ce territoire cultive avec force et consommation d’énergie fossile, des productions de toutes variétés, très gourmandes en matières organiques et en eau. Les cultures produites par ce territoire ont été définies par des agronomes, qui ont comptabilisé les précipitations de tout le bassin versant amont.     Que se passe-t-il lorsque les précipitations du territoire ne suffisent plus ?   La gouvernance française prévoit de renforcer les restrictions de prélèvements en amont des territoires (fin mai – début juin en 2023 pour l’Aveyron) dit à fortes productions, à prélever de plus grands volumes dans les réserves et les cours d’eau affluents du fleuve du bassin versant (en l’occurence pour cet exemple la Garonne). Les objectifs de ces décisions sont multiples :   Assurer l’adduction des populations des mégalopoles (qui ont de plus en plus chaud et donc de plus en plus soif) Assurer le refroidissement des centrales électriques Assurer les besoins d’irrigation des cultures et de l’abreuvement animal.     Les résultats sont inéquitables, car même si les têtes de bassin versant ont la réputation de bénéficier de plus de précipitations, les sols n’ont pas les capacités de les stocker ni en eau verte (faible profondeur, faible quantité d’argile) ni en eau bleue en profondeur car les roches sont souvent friables et fracturées (ne permettant pas de grand volume d’eau souterraine). Les territoires à sol “plus fertile” ont donc acquis certains droits (pour assurer un rendement agricole élevé, à filière longue) qui deviennent des privilèges en plein évolution climatique. En Aveyron, sur certaines communes, les quotas du nombre de cheptel sont revus à la baisse d’année en année. Les paysans du Nord sont-ils voués à rester plus pauvres que ceux des plaines ? Lac de Naussac – 11/2023 – Crédit photo Marlene Vissac COEFFICIENTS CULTURAUX (Kc) & CHOIX CULTURAL   Comment assurer l’accès à la ressource en eau pour toutes les vies et les usages humains sans creuser de fossés économiques, sociaux et écologiques ?   Cet article n’a pas la prétention d’apporter la

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RAPPORTS GIEC & COUR DES COMPTES, JOURNÉE MONDIALE DE L’EAU ET SOLUTIONS CONCRÈTES, DU POSITIF !

Quelle journée ce 22 mars ! Journée mondiale de l’eau. Journée d’ouverture de la conférence des nations unies pour l’eau et ses enjeux. Publication de cet article que je travaille depuis des semaines.     La gestion de l’eau en France est inadaptée à la raréfaction de la ressource. C’est en tout cas l’avis que nous partageons à Hydronomie et avis partagé par la Cour des comptes comme l’indique son rapport publié le 10 mars 2023. Lac Grant – Crédit photo Ross Stone @Unsplash RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES   Pour la Cour des comptes le sujet est grave et critique. Elle précise que « la protection, la mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général ». En effet, il semblerait que la France ne respecte pas ses propres principes et n’atteint pas non plus le « bon état » qu’impose une directive-cadre européenne, à savoir :   56 % de ses masses d’eau de surface et 33 % des souterraines   Selon la Cour des Compte, la politique de la gestion de l’eau en France se révèle illisible et peu efficace. En cause : la multiplicité des acteurs qui engendre complexité et beaucoup de changements en raison d’une « instabilité législative ». Elle manque de cohérence et peut même s’avérer « contradictoire », jusqu’au gouvernement où s’opposent les attentes des ministres de l’environnement, de l’agriculture, de la santé, de l’industrie et de l’énergie.   D’ores et déjà, sur une partie croissante du territoire, la consommation liée aux différents usages excède, sur des périodes de l’année de plus en plus longues, la capacité des milieux à fournir de l’eau, soulignent les magistrats   Actuellement, la politique nationale de l’eau repose sur une approche par bassins hydrographiques (7 en métropole + la Corse + départements / territoires d’outre-mer). De tailles, de contextes géologiques, climatiques et économiques très différents, une grande partie de ces bassins hydrographiques concernent différentes régions. Cette organisation, établit dans les années 1960, paraît « cohérente avec la réalité physique et géographique », mais elle ne correspond « à aucun découpage administratif du pays ». Une invitation à repenser les territoires selon le concept de bio-régionalisme apparaît comme une évidence indispensable. Sans compter que tout se complexifie à mesure que la ressource devient plus rare, pour des raisons bien connues :   changement climatique, déséquilibres entre les prélèvements et les recharges des réserves, pollutions qui affectent 43,3 % des masses d’eau de surface.   Pour la Cour des comptes, il est évident que l’eau est un patrimoine commun de la nation. J’aimerai qu’elle devienne le bien commun de toutes les vies, ne serait-ce pas temps de la considérer enfin comme vitale à toutes les vies ?     Il y a aussi l’échéance du transfert de l’eau prévu pour 2026, où les maires sont contraints, après deux siècles de gestion communale, de céder cette compétences aux communautés de communes. Cet acte est le résultat de plusieurs lois, établies entre 2015 et 2019, qui ont défini les conditions imposées par l’État pour “rationaliser l’éparpillement des bourgs“. Crédit photo Austin Kehmeier @Unsplash Le ton est donc donné ! 2022 aura mis tout le monde en émoi, il n’a pas fallu attendre la journée mondiale de l’eau de ce jour pour sonner l’alarme. Mais qui écoute encore ? Qui lit encore les tribunes d’alerte ? Qui se déplace encore en conférence ou en formation pour s’empuissancer d’outils et de solutions ?     CONSTATS GIEC   Le 6ème rapport du GIEC est formel la catastrophe est là. Il est temps d’agir maintenant, pour engager une transition qui ne peut plus attendre. Nous vous proposons le lien d’une synthèse de 4 pages disponible ici   Bon, en gros, rien de nouveau sur Terre :   LA HAUSSE DE LA TEMPÉRATURE GLOBALE S’EST ENCORE ACCENTUÉE. Il semblerait même que les températures évoquées dans les rapports du GIEC soient en dessous de la réalité. La décennie 2011-2020 est belle et bien la plus chaude depuis environ 125 000 ans. En 2019, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint 410 ppm en moyenne, un taux qui n’avait pas été atteint depuis 2 millions d’années. Les scénarios socio-économiques montrent que le niveau de réchauffement global de 1.5°C par rapport à l’ère pré-industrielle sera atteint dès le début des années 2030 (DONC DEMAIN), et ce quels que soient les efforts de réduction immédiate des émissions mondiales de CO2. En effet, il semble que le réchauffement climatique ne soit pas équipé de freinage assisté. Aujourd’hui l’excès de température est d’environ +1,13°C.     LES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE CONTINUENT D’AUGMENTER : au cours de la dernière décennie avec en moyenne 56 GtCO2eq par an, mais deux fois moins vite que lors de la décennie précédente. La poursuite des émissions est principalement due au fait que l’amélioration de l’efficacité énergétique n’a pas compensé l’augmentation globale de l’activité dans de nombreux secteurs économiques, les énergies fossiles et l’industrie restant les principales sources d’émissions. 35 à 45% des émissions sont liées à la consommation des 10% de foyers aux plus hauts revenus. LES PLUS RICHES POLLUENT DONC ALLÈGREMENT. La part des émissions attribuées aux zones urbaines augmente, avec 70% en 2020. Le respect de l’objectif de limiter le réchauffement global à 1.5°C nécessite un pic des émissions de CO2 en 2025 au plus tard puis une décroissance jusqu’à atteindre la neutralité carbone en 2050. Ca semble bien compliqué si l’on écoute Aurore Stéphant, Ingénieure géologue minier, spécialisée dans les risques environnementaux et sanitaires des filières minérales.     LA VULNÉRABILITÉ DES ÉCOSYSTÈMES ET DES POPULATIONS S’ACCROÎT… Et oui ! Le changement climatique a déjà impacté l’accès à l’eau et à l’alimentation (réduction de la croissance de la productivité agricole sur les 50 dernières années), la santé (augmentation des maladies vectorielles transmises par les moustiques, hausse de la mortalité liée aux vagues de chaleur) et l’activité économique. ET CE MÊME EN FRANCE ! Les effets du changement climatique sont amplifiés dans

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